19 mai 2011

Confiance

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé l'autre soir ni ce qu'il m'a pris. J'ai pris des risques. J'ai dépassé mes limites de soi-disant petite fille sage aux loisirs et aux préoccupations intellectuelles. J'ai été happé par le tourbillon nantais.
Je me suis faite emmenée par un inconnu pour aller faire la fête avec d'autres presque inconnus.
Inconnus croisés lors d'une précédente soirée. Qui m'ont très vite adoré. Même si je suis adorable, ce qui est indiscutable, j'ai résolu très vite le test d'entrée. Sauf que je n'ai pas compris en quoi consistait ce test.

Ce soir-là, je portais des ballerines en satin et mousseline. Je me sentais comme Cendrillon sauf que ni prince charmant, ni bal m'attendaient.
Arrivée au lieu des réjouissances, l'ouvreuse de la salle m'avait sorti le tapis rouge. Elle était belle avec sa jupe à volants et à dentelle et avec sa veste cintrée. Je n'oublierai pas son sourire jusqu'aux oreilles, son piercing brillant et la phrase sincère de bienvenue qui a suivi.
Mon cul vissé à ma chaise pliante, je me suis précairement installée pour assister à une pièce de théâtre: à la sortie et à l'entrée successives de plusieurs personnages: l'amoureux éconduit, la bonne copine, l'ancien flirt du lycée,... aux dialogues et monologues dignes d'un soap: "attends, qu'on t'explique, en fait JC a couché avec Lucas et moi j'ai couché avec mon ex."

Ah ok!

Après l'entracte, des retardataires m'ont rejoint. Et je n'ai plus trop suivi la pièce de théâtre qui était devenue fragmentée. Les personnages étaient descendus de la scène. Je voulais concentrer mon attention sur ce qui me faisait envie. Comme mon voisin philippin qui m'a complimenté sur mes ballerines et qui, je l'avais vite compris auparavant, ne serait jamais mon prince charmant. Inexplicablement, je me suis mise à rire toute seule de l'ironie de la situation.

Par peur de manquer de quelque chose, j'ai dit oui à tout ce soir-là. Ainsi, je suis passée du rire au bad. On est venu me faire un câlin. Plusieurs. J'étais bien et soudainement légère. Jamais, je n'aurai voulu que cela s'arrête. Sous l'effet d'une chaleur protectrice, mon corps, en confiance, s'est totalement détendu. Je me suis progressivement lovée contre elle. Bercée par sa respiration, je me suis sentie doucement glisser vers le sommeil.

J'ai réalisé que finalement, je n'étais pas Cendrillon. Le plus important, à cet instant, était qu'ils m'avaient adoptée et que je me faisais désormais appeler annA.

6 commentaires:

  1. Bon, j'ai rien compris (bonjour, je suis la blonde) mais j'ai aimé, c'est bien là l'essentiel.

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  2. J'avoue, j'ai rien compris non plus (et je suis bien brune ^^) mais ton texte me plait. :)

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  3. Moi j'ai compris, c'est une sorte de théâtre érotique? : )
    Bon ben au plaisir de te croiser avec tes ballerines ^^

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  4. C'était une soirée calins ? Free Hugs party ? Moi non plus, j'ai pas tout compris. Mais, il me semble que tu as passé une soirée sympa.

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  5. ...Une soirée sympathique alors? Tu devais être très jolies avec tes petites ballerines. Bisou!

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  6. @ Dom: j'avoue, ce billet est un peu brouillon.

    @ Charlotte: contente de te revoir par ici! Bon, c'est le principal si mon texte te plaît. Il est à décoder et je n'ai pas eu envie de donner les codes! :-P

    @ M1: érotique? Pas jusque là. Toute la soirée est restée chaste. C'était un peu la distribution de free-hugs.

    @ Natacha: Voilà, tu as compris!

    @ Madeleine Miranda: bienvenue ici :-) oui une soirée sympa. Dépaysante mais sympa.

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