20 janvier 2012

Impressions

Le gerbera rose est mort! Vive le gerbera ! Les plus anciens et anciennes d'entre vous se souviendront peut-être de cette fleur sur ma bannière qui a illustré mon blog pendant 4 ans. Malheureusement, il y a quelques jours, mon blog ne ressemblait plus à rien et toutes ses colonnes étaient décalées. Le gerbera a décidé de faner. J'ai adopté un thème en vitesse, on verra si j'ai le temps de remettre les mains dans le code. Cela fait si longtemps!

La ville:
Des noms de rues imprononçables. 
Une cathédrale renversante. 
L'Odet et le Steïr faisant des choses pas très catholiques en plein centre-ville. 
Une odeur persistante de pâte à crêpe. 
Des maisons à colombages. 
Une ville vallonnée. Un mont Frugy trop oppressant. Je préfère et j'ai l'habitude de voir la ligne d'horizon.
Une crêperie tous les 100 mètres. 
Les Halles Saint-François. 
The Kooples, le Comptoir des cotonniers, Sandro, Maje aka le paradis des blogueuses modes. Une crêpe chocolat blanc-amandes. 
Un sandwich chèvre-figues-miel. 
Des commerçants accueillants et souriants.
Une bibliothèque ouverte le dimanche.
Un culte voué au beurre. Une place lui est même consacrée.
Des bouchons curieusement rassurants.
La mer à 15 minutes. 
Une ville connue superficiellement; me reste à prendre contact avec ses autochtones.


 ennA's home (mériterait un billet, tellement il y a de choses à dire dessus):
Un agent commercial trop mignon pour être honnête. 
Un état des lieux sans électricité.
Un emménagement sans électricité ni eau retardé d'une semaine. 
Une boîte aux lettres sans clés.  
Des volets roulants qui s'ouvrent avec une cuillère.  
Un quartier très mal choisi; comme l'appartement. Déménagement prévu dans un an.
Du ciment comme parfum d'intérieur.
Un appartement uniquement bien agencé.
Un buffet ayant souffert dans le déménagement.  
Des cartons à vider. 
Une notion de chez-soi pas encore évidente.
Deux beaux lustres font tout de suite la différence.
Encore beaucoup de choses à acheter.
Beaucoup de coups de téléphone.

Le travail:
Une responsable mettant la pression dès la deuxième semaine. 
Une tradition de la bise au travail. 
Un bureau rien qu'à moi. 
Des collègues bavards. 
Des compliments de la direction. 
Un collègue trop charmant pour être célibataire. 
Des tâches kinder surprise. 
Une autonomie plaisante.
Du stress.
Et la chance d'avoir trouvé un poste en adéquation avec mes études.

Le coeur devient léger et le sourire perceptible quand mes yeux croisent le panneau "bienvenue en Loire-Atlantique", à bord de ma didine rouge. Je n'ai jamais été aussi contente de rentrer au bercail. Je quitte Doudou et j'ai peur de ne pas le voir grandir. A une époque de sa vie où s'affirme sa personnalité. Comme le titre ce billet, tout ceci ne sont que mes impressions. Les premières. Inconsciemment, je ne demande qu'à ce qu'elles changent. Je ne demande qu'à me sentir chez moi. Je sais que cela prendra du temps.

6 commentaires:

  1. Ca me rappelle mon changement de vie de 2010 ! Tu verras tout rentrera dans l'ordre et ses impressions s'estomperont tout doucement mais sûrement !
    Ici, toujours rien ! Toujours les mêmes impressions...

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  2. "Des tâches kinder surprise. " j'aime bien cette expression, ça me rapelle des dossiers aussi chez nous, plein de "surprises" ...

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  3. J'imagine que quand tu connaîtras plus de monde dans le coin (à moins que ce ne soit déjà le cas, je ne sais pas), tu te sentiras déjà plus chez toi.
    A part ça, c'est dommage pour ton appart, mais c'est tellement difficile de chercher quelque chose quand on ne connaît pas l'endroit !

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  4. @ Eliz: il y a vivre dans des villes étudiantes (Ansker et Naoned) et puis il y a Kemper.

    @ Natacha: des merveilleuses surprises à collectionner! Youpi! :-D

    @ Amy: je ne connais absolument personne. J'ai tout un réseau social à recréer. Dans une ville que je trouve pas très vivante. Et je me souviendrai que choisir un appart' dans l'urgence (10 jours) n'est pas forcément très judicieux.

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  5. faire la bise, je déteste ça, mais aux collègues en plus, quelle horreur... je me contente d'un bonjour à la cantonade, visiblement ils se sont plaints et trouve ça impoli, ils préféreraient que je leur serre la main, mais rien que l'idée me donne les mains moites ! je préfère passer pour une malpolie que d'aller contre ma nature, s'ils sont pas capables de reconnaître la timidité tant pis pour eux ;-)

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  6. Serrer la main me dérange beaucoup moins que de faire la bise. Je fais la bise à mes amis et à ma famille. Pareil pour le salut. J'ai un peu des principes étriqués: j'ai encore du mal quand la remplaçante au service communication me sort un Salut: genre, je suis ta pote! Et moi, je réponds par un bonjour :-D

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