Et dire que Blandine est partie en Espagne… Je t’avoue que je n’ai jamais posé le pied sur le sol espagnol et que je ne parle pas du tout la langue ibérique. J’ai fait le test de connotation avec l’Espagne. Tu sais, le genre de test que quand tu dis un mot, il faut répondre par plein d’autres qui t’évoquent ce mot, justement. Ai-je été claire ?
Alors moi quand on me dit Espagne, me viennent en tête :
Madrid (normal, la capitale)
Barcelone (normal, l’auberge espagnole, blablabla)
Alicante (j’ai de la famille là-bas, éloignée certes, mais famille quand même)
Corrida (en voilà encore un truc que je ne comprends pas)
Andalousie
Tortilla
Soleil et chaleur (des trucs que je ne connais plus depuis mai-juin, au moins !)
Costa Del Sol
La Sagrada Familia (merci à mes cours d’histoire de l’art)
Guernica (un peu glauque)
Salvador Dali (un génie)
Flamenco (olé !)
Pedro Almodovar (un peu malsain, le mec)
Lucia Etxebarria (ces bouquins sont géniaux, jettes-toi z’y dessus !)
Et je pourrais continuer là-dessus pendant des heures et des heures. Mais je vais m’arrêter là et me pencher sur un de mes pêchés mignons qui est typiquement espagnol :
LES TAPAS !!!!
Oui, je sais, je suis très forte pour te parler de spécialités culinaires et espagnoles de surcroît sans jamais être entré dans un bar à Tapas. Je te dit que Blandine, elle a intérêt à se plonger dans la gastronomie locale.
Comment t’expliquer tout l’amour que j’ai pour les tapas ? Je pourrais commencer par te dire que j’affectionne particulièrement les tapas de moules (à l’Escabèche), de calamars (à l’américaine et pas à l’espagnole pour le coup), de poulpes à la marinade et autres calamars à l’encre…

Oui, tu as bien lu : poulpes, le truc avec les grosses tentacules pleines de ventouses. ça donne envie, hein ? Eh ben moi, ça ne me fait pas peur. Je les dévore une à une (les tentacules). J’adore sentir la texture caoutchouteuse sous mes dents…Mes expéditions lyonnaises riment avec poulpe à la monégasque (une tuerie) et calamar à la méditerranéenne (une tuerie aussi). Et me demandent pas de choisir entre les deux. C'est horrible, rien que de l'écrire, j'en salive! Non, non, ce ne sont pas des spécialités lyonnaises pourtant, mais il n'y a que là-bas que j'en mange et il est hors de question qu'ils n'atterrissent pas dans mon assiette, sinon je suis pas bien. luI sait de quoi je parle.
Je t’avouerai que j’ai plus tendance à me jeter sur une boîte de calamars dans leur encre lors de déprimes que sur un pot de Nutella. Le seul souci, c’est que les boîtes sont plus petites et que donc, il m’en faut plus d’une pour calmer ma crise. Ils se mangent en pic, et disposés dans une petite coupelle. Pfff, je ne m’embête pas à ce point là. C’est limite si je les déguste pas à même la boîte et à la cuillère.
J’aime tellement ça que je pourrais en manger jusqu’à en devenir malade. Pire que le chocolat ou les bonbons, si si, je t’assure.
Bon, je crains de ne pas t'avoir convaincue mais les tapas ne se résument pas à poulpes, calamars et autre bébêtes à tentacules. On a aussi le droit à des poivrons farcis, des olives, du fromage, du jambon fumé. Je pense que les tapas peuvent contenter tout le monde, à condition de ne pas être difficile, cela va de soi.