23 avril 2009

Pause

Non, je ne pars pas à Londres pour quelques jours de foliiie. Sérieux, qu'est-ce que cette mode de blogueuses qui partent toutes en ce moment à Londres?? Y a quoi là-bas?
Depuis mars, l'ironie du sort tourne au ralenti. Un peu comme ma vraie vie... et comme mon inspiration... Si je sèche au bout d'un an, c'est que je n'avais pas tant de choses que ça à raconter... Sont-ce les beaux jours qui arrivent? La recherche d'emploi qui stagne? Sont-ce le vide, l'incertitude, la solitude ou l'étouffement qui se font trop pesants? Peut-être tout cela à la fois! A part, qu'il m'est venu l'idée lumineuse et révolutionnaire de faire la grève du coiffeur tant que je n'aurai pas trouvé de boulot. Cela va faire avancer les choses, c'est sûr! Au début, je pensais aller jusqu'à ne me plus me laver les cheveux, tu sais, un peu comme font les décroissants. Mais après réflexion, pour les éventuels entretiens, ça risque de ne pas donner bonne impression. Même si je suis petite de taille, j'ai encore de la marge avant de piétiner sur mes mèches capillaires. Pfff... Qu'est-ce que l'inactivité ne me fait pas faire...
M'enfin, tu as tout pour être heureuse me serine ma maternelle. Oui, évidemment si on part de ce principe-là, j'ai un toit (qui n'est pas à moi), je suis nourrie, je suis en bonne santé et j'ai des cheveux qui poussent. Mais à 23 ans, cela ne me suffit pas/plus...
Donc, je délaisse pour un temps ces lieux. Jusqu'à quand? J'aurai presque envie de te répondre quand je me serai coupé les cheveux et quand je me sentirai à nouveau d'humeur à raconter des trucs légers et pas trop badants. A vrai dire, j'en sais rien. Je le précise pour George Sand (cela me fait sourire à chaque fois d'utiliser ce pseudo), que je reste dans la course pour le prix littéraire des blogueurs et que je viendrai ici comme convenu publier les critiques. Même chose pour le self portrait du jeudi, dont le prochain se déroule le 30. Et pour finir, je bidouille et apprends à mon rythme sur un autre blog test.
Merci pour ceux qui ont votés. Vous êtes

hypocrites
adorables de penser que si j'avais un blog avec des couleurs nocives pour votre rétine, vous feriez abstraction! Ce sondage m'aura appris au moins une chose, c'est de ne jamais mettre une catégorie 'je ne sais pas' parce que ça fout rapidement le bordel.

12 avril 2009

To change?

Or not to change? C'est la question qui me taraude en ce moment! Il y a quelques jours, j'étais prête à entrer dans la cour des grands en faisant l'acquisition d'un nom de domaine, d'un hébergement et Cie. J'ai rapidement lu mon site de référence, fait quelques tours sur des sites d'hébergeurs et pour finir, cela m'a un peu donné mal à la tête. Je me demande si au nombre (léger toussotement) de mes visiteurs par jour... (on va dire par mois, ça fait illusion qu'il y en a plusse) et à mon traffic (mais qu'est-ce que cette bébête-là?), cela vaut le coup de dire bye-bye à blogger.
Je commençais à tourner en rond quand tout à coup je tombai sur un excellent site de thèmes pour blogger. Inutile de te dire que sur 73 pages de thèmes, j'ai quand même trouvé des supers trucs, classes, et presqu'on dirait que c'est un faux Wordpress au niveau de l'apparence. J'aurai envie d'un thème avec une barre de menu sur le haut de la page. Oui, je sais, un peu comme tout le monde en fait! J'aimerai aussi réorganiser le bordel des deux colonnes. Coquine, je me verrai bien à nouveau taquiner le html. Mais ça me fait un peu chier de tout casser... Rha lala quel dilemme!
C'est à ce moment-là que je me suis dit que, si peu nombreux soient-ils, j'avais quand même des fidèles qui allaient être enchanté-es que je leur soumette l'idée et les éventuelles hypothèses d'évolution de ces lieux.
Donc le sondage se trouve au-dessus du billet. Tu sais ce qu'il te reste à faire, entre deux morceaux de chocolat! N'oublies pas de donner ton avis. Je te fais confiance. Go! C'est parti!

08 avril 2009

De famille

De la fratrie, je suis l'unique exemplaire XX comme je suis (l') unique, je ne ressemble en rien aux deux autres membres. Aînée, yeux marrons pour cheveux châtains foncés versus yeux bleus pour cheveux châtains.
Quand on demande à ma maternelle à qui donc je peux bien ressembler, l'intéressée semble vachement concernée en lançant: un je-sais-pas, qu'on devrait traduire par un je-m'en-fous ou un tu-me-fais-chier mais poli, hein! Ma maternelle est loin d'être grossière. Je parle de ça parce qu'à l'heure actuelle et par la force des événements, je suis amenée à côtoyer intensivement des membres de ma famille que je ne vois pas d'habitude ou bien lors des enterrements. Les grandes-tantes, les grands-oncles, les cousins, les cousines de... la campagne campbonaise. Moyenne d'âge: celle de mes grands-vieux.

Et l'avant-veille, j'ai noté brutalement une manie que je n'avais jamais remarqué jusqu'ici. La question de la ressemblance est incontournable, sujet à débat et à dissertation. Mes ascendants maternels en sont les spécialistes. Pour commencer, ils placent le sujet, c'est-à-dire moi, au centre de tous les regards et commencent à me fixer durablement en cherchant vainement dans ce qu'il leur reste de mémoire grise un visage familial ressemblant à mes traits délicats. Cela fait flipper, raconté comme cela! Je comparais ma situation d'avant-hier à celle d'un lapin ou d'une souris emprisonné-e dans un labo et soumis-e aux observations scientifiques. Je pense que je ne suis pas trop loin du compte.

Puis, quand ils n'ont toujours pas trouvé, ils demandent de l'aide, soit à ma maternelle, soit à ma grande-vieille. Évidemment, comme elles ne sont jamais d'accord, le débat est relancé! Ceci-dit, elles pourraient faire un effort car cela m'éviterait d'être scrutée sous toutes les pores. Cela se termine de telle manière que personne n'est accord, chacun y va de son hypothèse et que la question reste ouverte pour la prochaine fois.
Comme je ne porte pas de jupes à fleurs, des bas couleur chair et des chaussures orthopédiques, je suis de ce fait, obligatoirement, mal vêtue. Cependant, je suis vite excusée par ma jeunesse et par le sempiternel refrain: "ah!mais ça doit être à la mode de s'habiller de la sorte!".
Je me contente d'écouter d'une oreille discrète les hypothèses de chacun. C'est tout. Je ne fais pas de commentaire sinon, je relance la machine et l'année prochaine, on y est encore. Je les amadoue et les fais taire en ne leur répondant rien.

Après cet épineux problème de la ressemblance, mes ascendants maternels s'attardent sur la religion. Oui, on est très pieux à Kambon: une fille se marie avec un garçon et blanc de préférence car il est bien évident que l'on ne peut pas faire confiance à des gens de couleur; du moins pas une confiance absolue. Ils n'y peuvent rien, c'est dans leur nature. Je passe sur ces propos car ce n'est pas ce qu'il y a de plus reluisant dans une famille. Je signale juste la récurrence de sujets comme le caractère maléfique et obligatoirement négatif des nouvelles technologies, la complaisance dans le bonheur d'antan et l'insatisfaction dans les données météorologiques. Mes anciens maternels aiment aussi (se) tirer dans les pattes de ceux qui ne sont pas là, c'est plus marrant.
Moi, perso, je n'ai aucune théorie sur la ressemblance(et la ressemblance me passe un peu au-dessus).
J'espère juste ne pas leur ressembler quand je serai toute ridée.

06 avril 2009

Unbelievable

Il m'est arrivé un truc incroyable ce week-end. Cela s'est passé samedi matin.
Je me suis levée, l'air de rien, vêtue de ma nuisette en pilou. J'ai pris mon petit-déj' en regardant change de look avec l'animatrice blonde qui s'adresse au boudin à relooker comme s'il avait cinq ans:
"je vais fouiller ton placard, j'te préviens, hein!"
"et ça? C'est quoi?"
"tu te sens comment dans ce pantalon?" ou encore "on va faire UNE SUPER mini-jupe".
Bon, après la collation du matin, je m'habille en général, sauf le dimanche mais ça c'est une autre histoire. Jusque là, que du scoop!
Puis, je ne sais pas ce qui m'a pris. Je ne peux pas dire que cela a été le trou noir puisque je m'en souviens très bien. Je farfouillais dans mes tiroirs quand j'en ai sorti une boîte ronde et violette que l'on m'avait offert il y a deux ans. A l'intérieur, une vingtaine de tâches colorées, disposées sur deux étages, que l'on peut toucher avec le doigt ou avec un pinceau, si on veut crâner un peu. Et là, je ne me l'explique toujours pas, mon index droit a effleuré une tâche violette puis est venu rencontrer ma paupière droite (je suis bien coordonnée) en frottant tout doucement du coin interne jusqu'au coin externe. Un regard dans la glace. J'ai continué en répètant l'action avec l'index gauche et la paupière gauche. Puis, mes membres digitales toujours hors-contrôle, se sont dirigés vers une autre tâche plus foncée et ont exécuté à nouveau les mêmes gestes. Un autre regard dans la glace. Enfin, ma main droite a saisi soudainement une brosse noire pour venir recourber mes poils oculaires. Lorsque j'ai repris mes esprits, je me suis regardée dans la glace en esquissant un sourire timide.
Je ne m'étais pas maquillée depuis... euh... merde, depuis combien de temps, déjà?... on va dire longtemps, pour rester honnête. V'là, l'influence que donnent les blogs beauté sur moi. Je suis une pauvre blogueuse manipulable.
Pour éviter l'émeute, je ne suis pas sortie ce jour-là. Néanmoins, les compagnons de ma journée ne m'ont pas fait de remarques particulières. Prochain défi: franchir seule ou accompagnée d'une résidente, la frontière du magasin cosmétique.