20 mai 2009

Départ

pour là-bas
dans quelques heures... Ma valise est prête, je m'en vais prendre des nouvelles plus au sud. Prendre des couleurs et surtout cueillir du son pendant quatre jours. Je n'avais pas récolté autant de musique depuis deux ans. J'espère être autant envoûtée que je l'avais été la première fois. Mais au-delà des concerts, des nuits blanches, des apéros sonores, ce festival résonne de façon particulière en moi. Il est intimement lié à luI et à notre histoire.
Bons congés, si tu en as l'occasion.

14 mai 2009

Tutoiement

ou vouvoiement?
Cela s'est posé ici quand j'ai commencé. Les premiers billets étaient rédigés en vous. Puis, on a appris à se connaître... Je t'ai trouvé sympa. Toi aussi

tu t'es trouvé sympa
, tu m'as trouvé sympa et puis tu me vouvoyais pas dans tes commentaires, alors... le tu a fait surface. Tu qui correspond bien au style de ce blog. Tu t'imagines le tu pour un blog traitant de la décoration intérieure du France ou de l'histoire syndicale à Cocoville (désolée, déformation professionnelle)? Cela ferait tout de suite bizarre.J'avoue que je me pose souvent la question quand je suis face à des inconnu-es. Dans la vraie vie, mon organe cervical jongle sans répit entre vous et tu, jusqu'à ce que ma bouche tranche.
Malgré ma timidité, ma spontanéité prend parfois le dessus et me fait dire tu à la working-girl qui m'aborde dans la rue pour me demander la direction de la place des champignons frais. Malgré ma spontanéité, ma timidité prend parfois le dessus et me fait dire vous à la mamie coquette, voisine de siège dans un TGV Lacroix.

Je crois que c'est ça: j'utilise le vous quand je suis intimidée, quand je suis avec des gens qui ne connaissent pas le mot funky et le tu quand je me sens à l'aise, que je me sens d'humeur à aller faire la bise à chacun et chacune (non, ça, c'est quand j'ai un peu trop bu).

Mais ce n'est pourtant pas toujours aussi simple. La gymnastique entre le tu et le vous est parfois plus délicate; face à des gens, disons, avec qui j'ai pris l'habitude de passer mes journées sans qu'il y ait nécessairement atomes crochus et franche amitié. C'est-à-dire mes collègues de boulot. Quand je les entends parler entre eux, j'aimerai entrer leur ronde du tu mais ma bienséance me conseille de garder le ton conventionnel du vous. Ma tête aimerait dire tu mais ma bouche prononce vous, parfois de manière honteuse.
Et la tornade rousse qui est entrée dans mon bureau en trombe l'autre matin en claironnant un "BONJOUR" et en se dirigeant si près de moi que le choc des joues était inévitable, ne me met pas malgré tout à l'aise. Soyons sérieuses! Je n'aime pas quand on est trop familier avec moi et c'est pour cela que je m'efforce d'afficher un panneau clignotant: "Attention, veuillez faire connaissance avec moi avant de me taper la bise, merci! "
Non, vraiment,
je préfère largement passer pour la coincée et celle qui prend ses distances que pour quelqu'un de trop familier.


Alors, en guise de feinte, je crée d'habiles stratagèmes pour éviter vous et tu en ayant recours au on. Ah! Ce fameux on, une prodigieuse invention de la langue française! Passe-partout, n'impliquant en rien la familiarité du tu ou bien la distance polie du vous dans mon discours. Seul problème, cela donne des tournures de phrases complexes et capillo-tractées.

Au bout d'une semaine de boulot, j'aimerais pouvoir emmener avec moi un petit écriteau sur lequel serait marqué: "en attente d'un petit signe de votre part pour que je puisse me lancer dans l'aventure du tu (avec vous)."

09 mai 2009

Chance

C'est toujours quand on s'y attend le moins que cela nous tombe dessus. Pour mon cas, on pourrait plus parler de chance, d'heureux hasard - ce qui est parfaitement ironique car je suis assez malchanceuse (j'ai jamais rien gagné à la tombola de la kermesse de mon école malgré ma quarantaine de tickets écoulés) - que de persévérance.

La chance, c'est simple comme un coup de fil:
- Allô, mademoiselle ennA, êtes-vous toujours disponible?
- Oui, depuis la dernière fois que l'on s'est vues, rien n'a changé!
-Ok, vous commencez le 4.

C'est ainsi qu'il y a quelques jours, j'ai signé, d'une main moite, mon premier contrat professionnel. Premier vrai boulot. Mais le changement ne s'opère curieusement pas dans ma tête. En effet, j'ai plus l'impression d'être en stage qu'autre chose. Un CDD court (2 mois) et un travail tout près de chez moi, à CocoVille. En ayant trouvé un boulot, j'espérais quitter la côte, déménager, m'installer... Mais il n'y a pas eu le grand chamboulement escompté. Ce sera pour plus tard. Je reste malgré tout en veille active.
Désormais et pendant deux mois, je vais apprécier la saveur d'un week-end, la coupure du midi en me mettant les pieds sous la table et le trajet du soir, moment de décompression, à bord de ma Didine. Tu vas sûrement me prendre pour une barge mais... tant pis, j'assume: 'tin, c'est bon de travailler!


Sinon, un grand merci aux lecteurs-trices d'un jour venu mater mon souvenir d'enfance. J'ai un peu halluciné quand j'ai vu les stats! Rassure-toi, la machine a quand même supporté les 115 visiteurs de la journée. Pour moi, c'était une première.