30 décembre 2008

Anti-réveillon

Et si on pouvait arrêter le temps? Et si 2008 ne se terminait pas dans 24h? Et si on refusait de passer à 2009?
Il y a des gens timbrés qui se sont posés la question bien avant moi. Il s'agit du F.O.N.A.C.O.N: Front d'Opposition à la Nouvelle Année - Comité d'Organisation National, mouvement déjanté qui se distingue chaque année depuis 3 ans par des manifestations contre la nouvelle année. Je ne sais pas si tu en as entendu parler.
Comptant sur la mobilisation du plus grand nombre, ils sont fermement opposés à l'idée de nouvelle année.
Après des slogans tels que: "Tout augmente même les années", "2007 pue la chaussette", "2008, pas tout de suite, vaut mieux une bonne cuite!", cette année, il s'agit de "2009, reste dans l'oeuf!".
En manifestant contre la nouvelle année, le FONACON tente désespérément d'enterrer le temps et de stopper le vieillissement. Chaque année, le 31 des cendres (pour reprendre les termes exacts), la manifestation s'organise autour d'une retraite aux flambeaux, puis d'un enterrement d'horloges comtoises. Cette année, la cérémonie a lieu dans un endroit encore tenu secret avec cette fois-ci un jeté de cendres pour noyer le temps. En guise de remerciement pour la mobilisation, le FONACON remettra 2008 huîtres aux participants.

Je dois dire que j'aime beaucoup cette philosophie de vie et que j'aime voir des gens complètement dingues aller jusqu'au bout dans leur délire, le tout avec beaucoup d'humour et dans un esprit convivial.
Même s'il se déroule pas très loin de chez moi, je ne participerai
malheureusement pas à cet anti-réveillon car j'ai déjà prévu autre chose et surtout parce que j'ai hâte que 2008 se termine. Je sais pas pour toi, mais 2008 est pour moi, l'année à oublier très vite. Des études qui ont traîné et qui ont fait que j'avais un pied dans le monde étudiant et un autre bah, je sais pas trop où. Une cohabitation désagréable avec mon monstre. Et là, depuis deux mois, je vis dans un noman's land chômeur. Histoire de ne pas terminer sur une mauvaise note, 2008 a été aussi l'année de mon blog et de tout ce qui en découle (cf. post précédent). Je ne me répéterai pas car après tu vas dire que je radote.
Vivement 2009
, l'année de l'embauche (ouais, je sais, c'est mal barré), l'année des responsabilités, des rendez-vous, de l'active qui se cache en moi, de l'indépendance (chérie depuis quelques mois), des projets (au point mort en ce moment par manque de moyens et de perspectives), de l'emménagement (toute seule ou à deux)...
Pour finir, je souhaite à tous les lecteurs-trices de l'ironie du sort, une très bonne année et plein d'excellentes choses à venir!

27 décembre 2008

Six mois de plus

Un an c'est beaucoup et en même temps, cela passe super vite. Même quand on ne fout pas grand chose de ses dix doigts...
Il y a un an, je postais maladroitement mon billet sur la toile. Des premiers billets plutôt teintés de mélancolie et peu distrayants. Puis un changement de ton, au fur et à mesure des mois, des visites et des commentaires. Le temps de trouver mes marques et de savoir ce que j'allais faire de cet espace personnel.
Jamais, je n'aurais pu imaginer tant de choses en un an et pourtant, il y en a eu. Il m'est arrivé quelques faits notables à moi, petite blogueuse sans influence. Il y a eu d'abord ce merveilleux forum où j'ai tissé au fur et à mesure un réseau de blogueuses et parfait mon intégration au sein de la communauté. Ce réseau s'est matérialisé par des rencontres qui ne m'ont pas déçue et qui m'ont encouragé à continuer. Une première non-officielle en petit comité au mois de mai. Une deuxième plus organisée au mois de novembre. J'ai débuté en première année geekette où j'ai taquiné le HTML qui m'a donné un blog à l'apparence immaculée depuis avril et là, encore des gens prêts à m'aider. Une apparence qui a fait l'unanimité. D'ailleurs, je l'ai tellement bidouillé ce thème que je n'ose pas le changer. (Faut dire, que cela ne fait pas très hivernal). Un an nécessaire aussi pour maîtriser les codes et les usages (et je pense que je suis loin d'avoir terminé!) de la blogosphère et pour constater que finalement celle-ci est très parisienne et que les polémiques soulevées restent très/trop lointaines pour moi. Sans parler de référencement, page rank, article sponsorisé (brrr, je lâche le vilain mot!) qui sont aussi abstraits pour moi qu'une oeuvre de Kandinsky. Je suis partisane du blog sans prise de tête, sans but professionnel ni financier derrière. Je construis mon espace personnel au jour le jour, ignorant ce que sera le billet suivant.
Je voudrais remercier mes visiteuses les plus fidèles et mon visiteur le plus fidèle pour leurs commentaires et leurs passages ici et féliciter mon top ten pipelettes qui, elles se retrouveront dans la colonne tout à droite. Merci à vous!
Merci également aux personnes de l'ombre. N'hésitez pas à vous mettre en avant, je ne vous mangerai pas!

Voici le top 10 des articles les plus consultés:

10- Blog Awards
Une distinction dans l'univers des blogs remise par quelqu'un d'inattendu. Belle surprise.

09- Mes ordinateurs
Je peux en rajouter un autre à la liste, car Pépère est mort au mois de septembre. J'ai récupéré un autre HP.

08- Pubs ringardes
Où j'ai appris qu'on n'avait pas tous la même conception du ringard.

07- Extraits télévisés
A mon grand étonnement, car c'est un billet appartenant à la série Desproges que j'avais fait au mois d'avril, lors des 20 ans de sa mort. Dommage que certaines vidéos ont été supprimées.

06- Top-modèle
Billet écrit pour un concours du boudoir de Sabrina. Mais mes talents de top-modèle n'ont pas été reconnu à leur juste valeur!

05- Célibataire
Un de mes rares billets d'écriture plébiscité ici mais aussi lors de la soirée blogueuses sur Nantes.
Sentiment bizarre de l'impact d'un billet dans la vie réelle et sur des personnes que je voyais pour la première fois.

04- Top-secret
Où j'abordais la confidentialité du blog par rapport aux proches. Un an que je blogue en secret et j'aimerai parfois faire partager ce que je vis.

03- Fonte des glaces
Où comment rendre un dégivrement de frigo en une véritable expérience scientifique. On ne rigole pas avec le réchauffement climatique!

02- CSS ou Cansei de Ser Sexy
Un mystère encore pour moi. Un article banal de quelques lignes sans aucune illustration sonore. Là, je ne vois pas!

01- Gossip Girl
A mon grand regret! Cette série déchaîne et suscite la curiosité des foules. Je fête mes un an et je fête par la même occasion mon premier troll. Orthographe, politesse, commentaire pertinent, pas de doute, c'en est bien un!

Et histoire de terminer sur une note d'humour, j'ai fait le récapitulatif des mots-clés les plus farfelus. J'ai constaté une nette augmentation ces derniers mois.

Je suis diplômé mais je ne trouve pas d'emploi bienvenue au club!
Appui sur la case rouge choisi une image oui, c'est bien ce que dit l'ordi-baby quand tu l'allumes.
Choisir entre oc et gossip girl rien à voir, the oc sans hésiter!
Jais freiné fort à l'examen de conduite pour éviter d'écraser un piéton?
Je dors en diagonale dans mon lit, est ce normal rien de grave, je le fais quand j'ai de la place.
Je n'ai pas assez regarder mes angles morts ai-je louper mon permis? oui, c'est mort!
Le moche de Gossip Girl Chuck Bass!!!
Pas de boulot pour les jeunes diplomé 2008 tu m'en apprends une belle, dis donc!
Phrases qui inspirent les toiletts comment dois-je le prendre, là?
Electromenagere le blog c'est par !
Audrey la coquine nan, pas Audrey, c'est ma poupée, non mais quel pervers!
Blouson 48/50 ça fait combien en français? Je dirais du 38/40 si c'est une taille américaine.
Carré plongeant rajeunit ou vieilli? Je ne pourrais pas te renseigner car deux personnes m'ont dit exactement l'inverse. Donc, je ne suis pas plus avancée.
Comment ne pas avoir peur quand on fait une roulade avant ferme les yeux!
Culs féminins il n'y a rien de tout ça ici.
Interview de Françoise Sagan non plus!
J'envie mes copines en couple on envie toujours de ce que l'on n'a pas.
L'opera pour la finale miss planet beach ???
Le nom de l'acteur qui fait Chuck Bass bah, Chuck Bass!!
Plusieurs modele de podium pour defiler c'est l'enfer de la mode, c'est vraiment super sympa...
Quelle est la meilleure heure pour la peche au calamar en mediterranee tu me poses une colle!
Rituel sortilège pour rompre un couple voilà que j'attire les sorcières sur mon blog, maintenant!

Allez, je remets les compteurs à zéro et me voilà repartie pour un an.

24 décembre 2008

Bonnet

L'hiver est là depuis un moment et je galère à trouver un bonnet qui pourra orner ma magnifique grosse tête.
J'ai longuement farfouillé dans mes affaires à la recherche d'un couvre-chef et c'est là que le bonnet idéal m'est apparu sous les yeux! Comment je n'y avais pas songé plutôt. Et dire que j'ai longuement négligé son potentiel modesque:

Je te présente, non sans fierté, mon nouveau bonnet! Ses tresses blanches sont adorables et féminisent magnifiquement le bonnet. Le pompon est également trop chou. Je peux te dire que ses petites fantaisies (étoiles, tresses, nœuds) n'empêchent pas de me tenir bien chaud face à une brise glaciale.
J'entends déjà les mauvaises langues me dire: " mais ton bonnet, tout le monde l'a!" ou encore:" ton bonnet est vraiment pas original!".
Admettons. Mais je vais quand même tenter de te donner quelques astuces pour te démarquer de la masse populaire qui porte classiquement ce bonnet . Tu ne le sais pas encore mais sous des dehors classiques et communs ce couvre-chef possède un potentiel loin d'être exploité pleinement par son propriétaire.

Ce bonnet est d'abord modulable. Il y a d'abord le niveau 1 où il est extensible et se tient raide comme un piquet. Tu adoptes ainsi un look petit lutin, petit elfe ou même petite sorcière de Noël (si tu n'aimes pas les lutins, moi je préfère les korrigans, mais passons!). L'extensibilité de ce bonnet a tout de même des limites si tu passes des encadrements de portes relativement bas (dans les maisons troglodytes par exemple) ou si tu es déjà toi-même de grande taille. A conseiller également pour des personnes qui assument et qui sont fières de leur bonnet.

Il y a ensuite le 2ème niveau ou niveau intermédiaire. On replie délicatement et légèrement le haut du bonnet de manière à placer le pompon sur le devant si on veut le mettre en valeur. On peut placer le pompon vers l'arrière. Tout est personnalisable sur ce bonnet. C'est génial!

Et le dernier niveau, le 3, qui s'adresse plutôt aux rebelles et aux anti-conformistes avec son pompon complètement replié sur le côté soit droit, soit gauche. Profites-en pour affirmer tes tendances politiques avec ce port. Bah, oui, qui a dit que le bonnet était apolitique? On peut autant faire passer un message d'engagement avec ce modèle qu'avec un keffieh, crois-moi! Cette façon de le porter peut être aussi le résultat d'une soirée ou d'un réveillon qui aura duré un peu trop longtemps pour l'extensibilité (cf. niveau 1) du bonnet.

Ce bonnet se révèle également très pratique dans les options qu'il offre. J'ai testé le panneau indicateur pour les cadeaux de Noël et ça marche vraiment. Selon qu'il balance à droite ou à gauche, le pompon indique l'endroit où se trouvent les cadeaux. On ne dirait pas comme ça mais c'est un véritable outil technologique! Quant à indiquer le sens du vent, je reste plus sceptique. En effet, au moment de la photo, je me trouvais dans un pièce aux fenêtres et volets fermés, donc ce n'est pas possible que ce se soit le sens du vent. Donc, à voir! Mais si le bonnet ne se trompe pas, cela signifierait qu'il y a des cadeaux cachés dans cette pièce. Va falloir que je mène mon enquête...

L'intérêt le plus évident pour se différencier de la masse, c'est de customiser son bonnet. Tu auras noté sur la photo précédente déjà que les tresses ont disparues. Ce bonnet est en effet tresso-rétractable et devient mixte. Ton copain peut s'amuser à te le chiper sans passer pour Obélix. Bah, oui, chiper! Il y a bien des modeuses qui piquent les pantalons de leurs copains parce qu'elles n'ont plus rien à se mettre; alors pourquoi pas les mecs? Comme on n'a pas trop les moyens en ce moment, pour customiser son bonnet, on peut se contenter de mettre un élastique pour marquer un resserrement au milieu de bonnet. Comme cela est évident sur la photo, tu as tout de suite une tête de ventouse, pour ne pas dire autre chose...

Donc voilà, je t'ai lancé sur quelques pistes pour exploiter le potentiel modesque du bonnet de Noël, à toi de laisser libre cours à ton imagination, maintenant! N'oublie pas ton bonnet en fin de semaine car ça se rafraîchit considérablement. Je ne voudrais pas que tu attrapes froid.

Et plus sérieusement:

21 décembre 2008

Désaccords

J'ai vécu un véritable cauchemar pendant mes années lycée. Non, pas le lycée, en lui-même, il était spacieux et bien aéré. Non, pas le self, même si ce n'était pas de la cuisine à la Lignac (eh, je rigole!) et qu'on ne pouvait pas prendre à la fois une entrée, un plat et un dessert: c'était deux trucs maxi. Non pas cette prof de physique-chimie au look vieille fille au possible qui aimait tant chasser ses crottes de nez pour en faire de jolies boulettes. Non, pour te resituer, mon cauchemar avait lieu hors du lycée quand je voyais mes soi-disant copines. Je dis soi-disant car je n'en vois plus aucune depuis et je crois que c'est bon pour ma santé mentale.
Enfin, bref...
Cela se vaut pour les garçons, s'il y a du mâle ici... Mais t'es-tu retrouvé-e un jour au sein d'un groupe de personnes tout en ne partageant pas un centre d'intérêt (grandissant)? Moi, oui, je peux témoigner.
Au début, tu vois rien. Aveuglée par le lien plus ou moins fort qui t'unit à elles. Tu te retrouves chaque après-midi à faire toujours les mêmes choses mais tu ne t'en rends pas compte car tu aimes bien voir ces personnes.
Pour mon cas, il s'agissait de visionner à l'infini des films comme Grease, Footloose, Moulin-Rouge et de repasser en boucle les BO de ces films en chantant dessus, de revivre l'histoire passionnée entre Satine et Christian et d'imiter les chorégraphies de Newton-John et de Travolta. Tout cela durait tout l'après-midi. Au début, j'y prêtais attention. J'ai toujours été curieuse comme fille, moi. Ecoutant attentivement les: "ennA, tu vas adorer Moulin-Rouge! parce qu'Ewan McGregor est trop beau! et que l'histoire est vraiment bouleversante!" ou encore les:" oh! regarde, c'est mon passage préféré!" ou "oh! écoute, c'est mon morceau préféré!". On finissait par se voir que pour parler de ces films. Et puis l'ennui naît au détour d'une chanson passée maintes et maintes fois, d'un générique de début de film vu et rerevu et au détour d'une conversation passionnée sur la chorégraphie de Roxanne. Je n'étais pas spécialement une flèche à cette époque et je pensais naïvement que tout cet engouement pour les films musicaux leur passerait et qu'on pourrait retourner à nos sujets favoris de gamines de 15 ans. J'ai persisté et continué à les voir puis un jour, je me suis rendue compte que l'on avait changé radicalement et que nos centres d'intérêts n'étaient plus les mêmes.
Les vives affinités s'étaient transformées en profonds désaccords. Les films musicaux me parlaient autant qu'un cours de mathématiques sur les fonctions affines. Je les ai donc laissée à leurs rêveries romantiques et à leurs histoires réinventées et je m'en suis retournée aux miennes.

J'aimerai bien savoir ce qu'elles sont devenues, si elles aiment toujours en secret Kevin Bacon ou si elles rêvent régulièrement d'être Sandy Olson.

17 décembre 2008

Arbre de Noël

Etant donné que je suis très douée pour l'accompagnement d'élèves, j'ai récidivé l'autre fois en allant voir l'arbre de Noël de l'école.
Ah l'arbre de Noël de l'école! Tu t'en rappelles? A mon époque, il se déroulait dans la vieille salle des sports de la ville. Assises sur des chaises basiques, toutes les classes des écoles assistaient au spectacle amateur se déroulant sur un petit estrade avec un fond bricolé à la va-vite. En général, les spectacles étaient toujours les mêmes, un an sur l'autre. Un magicien qui faisait apparaître une colombe dans une casserole et qui faisait preuve d'originalité en sortant un lapin blanc de son chapeau. L'histoire des mésaventures du Père Noël avec ses petits lutins dans le pôle Nord...
Bon, les supers trucs, c'est que chaque classe recevait des cadeaux (livres & jeux) distribué par le Père Noël himself et que le meilleur était pour la fin (évidemment) avec la distribution traditionnelle de bonbons pour chaque élève. Je revois encore le précieux sac en plastique orange contenant des madeleines, des clémentines, du réglisse, des colliers à croquer, des fraises tagada et autres friandises Haribo. Arrivés à l'école, s'en suivait un véritable deal de bonbons: "tu m'échanges tes oeufs au plat contre ma réglisse?", "va pour ta madeleine contre deux sucettes!" pour pouvoir mettre tout le monde d'accord.

Aujourd'hui, les élèves des années 2000 se rendent dans la salle culturelle flambant neuve pour assister à un spectacle mis en scène par une compagnie de théâtre. Ils sont assis confortablement dans de vrais fauteuils et peuvent poser des questions aux acteurs à la fin du spectacle. Mais... leur classe ne reçoit plus de cadeaux, et eux ne reçoivent plus de bonbons. Et le Père Noël est au chômage technique
(bah, oui, c'est la crise)et ne passe plus les voir. Apparemment, on ne peut pas tout avoir!
C'est de cette manière que je suis allée voir le roi sans tête de la Cie Astuce & Cie. L'histoire en elle-même ne casse pas la baraque. Il s'agit d'un roi feignasse sur les bords qui passe son temps à dormir ou à se mater dans le miroir. Un jour, son premier secrétaire lui propose d'envahir le pays voisin pour devenir plus riche. Le roi refuse car il est feignasse, n'oublie pas! Et donc le secrétaire fait disparaître la tête du roi. Le roi est emprisonné et charge son valet d'aller lui récupérer sa tête. Où ça? Au pays des têtes, évidemment! Je n'aurai pas trouvé mieux!

Alors, j'ai été déçue par l'histoire en elle-même. J'ai trouvé le valet aussi feignasse que le roi puisqu'en fin de compte il ne va pas chercher la tête de son maître. Non, non! Il tombe sur un maréchal-ferrant qui semble apparemment plus qualifié pour le poste (désolée, déformation personnelle) et qui va se taper le sale boulot tout seul. Le valet ne perd pas son temps car il squatte chez le maréchal-ferrant en contant fleurette à sa fille et en n'oubliant pas de l'engrosser parce que c'est essentiel d'aller jusqu'au bout des choses!
Je passerai rapidement sur les petits détails humoristiques qui font se tordre les enfants par terre mais qu'âgée de 23 ans, j'esquisse à peine un sourire. Si, j'ai de l'humour, pourtant! Va pas croire! Le détail du valet se mouchant dans la casquette du maréchal-ferrant et celui reprennant son couvre-chef, l'air de rien a remporté tous les suffrages. Mise à part l'histoire, j'ai apprécié la mise en scène originale. En fait, il y a trois scènes:
-la scène principale avec le décor bleu comme celui des présentateurs météo + un écran où est projetée cette scène avec les effets spéciaux.
-la scène du côté gauche avec une petite caméra où le narrateur raconte par intermittence l'histoire.
- la scène du côté droit où l'on retrouve tous les acteurs avec leurs micros, les objets pour les bruitages et quelques instruments de musique.
Le spectateur assiste en direct non seulement à une pièce de théâtre mais aussi au tournage, au montage, au doublage et à la projection d'un film.
Ce qui fait de cette pièce un spectacle pour tous publics, ce sont les interludes qui repositionnent les comédiens comme des personnes et non plus comme des personnages. Je m'explique. Il y a un interlude consacré à la grève momentanée de la troupe car l'un deux a le nez qui saigne. Heureusement, tout se termine bien grâce à un morceau de vache qui rit et qui réconcilie tous les acteurs. Un autre interlude où deux comédiens se bagarrent pour avoir le même instrument de musique. C'était drôle (pas toujours) mais je trouve que devant des classes d'écoles, ce n'est pas vraiment nécessaire. Je suis loin d'être convaincue qu'un petit de CP-CE1 fasse la différence entre personnage et personne. Peut-être plusse chez les plus grands.
En bref, un spectacle juste original par sa mise en scène. Ah et un peu longuet aussi. Je ne veux pas cafter mais il y en a qui ont eu le temps de s'endormir. Nan, je ne dirai rien! A moins que tu aies un collier à croquer à m'échanger contre mes réglisses. Sinon, non!

15 décembre 2008

Soupir

J'aurai aimé te pondre un p'tit post plein d'humour et d'humeur comme je sais le faire (oui je suis modeste).
J'aurai aimé te raconter mes gaffes de la semaine dernière (mais point de gaffes, il n'y a eu).
J'aurai aimé te raconter mes formidables aventures et le déroulement passionnant de ma vie (mais il aurait fallu que je fasse preuve de beaucoup d'imagination).
J'aurai aimé te raconter mon environnement de travail et les blagues lourd-dingues de mon collègue de boulot (encore faut-il que ce soit du vécu).
J'aurai aimé te pondre un p'tit billet sans prise de tête pour te changer les idées et qui ne fasse pas tâche en ces temps sacrés de fin d'année où tout doit être que paix, amour et joie.
J'aurai aimé te montrer mon enthousiasme et ma joie de vivre paroxysmiques.

Mais bon, je n'y arrive pas actuellement.

Mais bon, je ne t'ai jamais rien promis, ici.

Tout me coûte (sens propre et sens figuré acceptés) et tout est effort. Je commence sérieusement à avoir la loque-staïle: je traîne à longueur de journée mon gilet mémé-à-trous et mon plaid rouge de chez Yves Caillou (ça te fait rêver, hein?). J'ai l'impression de brasser de l'air en permanence et de courir sur un tapis roulant ou faire du surplace comme tu préfères. J'ai autant d'énergie et de force qu'un bigorneau se dorant la coquille sur son rocher. J'ai autant de volonté et de motivation qu'une orchidée blanche se fanant dans ce pot sans que personne ne vienne s'en préoccuper. Je m'excuse par avance auprès de mon orchidée: j'ai beau la regarder se faner tout doucement, devenir toute rabougrie, je ne fais rien. Je pourrai la descendre, lui faire prendre un bain pour tenter en vain de la requinquer, mais même pas. J'espère ne pas être mise en examen pour non-assistance à fleur en danger par celui qui me l'a offert. J'ai pas franchement besoin de ça en ce moment.

Photo issue de la galerie de Nekurakun - Flickr

Je ne sais pas vraiment pour quoi ni pour qui je me lève le matin. D'ailleurs, si je m'écoutais, je resterais au lit toute la journée sans bouger le moindre petit orteil. M'enterrant sous ma couette à l'abri de tout ce qui me fait déprimer, de ceux tels de véritables toxiques qui se vantent que tout leur réussit et de ceux dont les visites se font rares, sous prétexte qu'ils sont débordés et qu'ils n'ont pas le temps. Me bouchant les oreilles et chantant sur l'air de Yellow Submarine envers ceux que j'évite à cause de leurs questions, toujours les mêmes, qui deviennent, au fur et à mesure des mois, déprimantes. Je me sens décalée, pas à ma place, aussi utile qu'un livre de mathématiques dans ma bibliothèque et aussi active qu'un lémurien agrippé à sa branche.
Laisse-moi juste pousser un monumental soupir.... qui pourrait me purger de mes pensées les plus sombres.

Exceptionnellement, je ferme les commentaires. J'espère que tu m'en excuseras mais ceci est un épanchement purement égotique, par conséquent, il n'y a rien de plus à rajouter.

05 décembre 2008

Inspiration

L'inspiration joue avec moi. Tout le temps. Elle est vicieuse. Car elle se manifeste au moment où je l'attends le moins et au moment le plus inapproprié (même aux toilettes! si! si!).
Elle me taquine et elle est assez contrariante en effet. Ce n'est pas en me connectant sur Internet, à mon blog, et, faisant face à l'écran blanc qu'elle va me venir comme ça, naturellement. Non! Ce serait trop beau, trop facile et trop bien fait! Ce n'est pas non plus, en préférant la feuille de papier, le crayon de bois ou le bic aux touches du clavier et à la chaleur du processeur que l'inspiration se manifestera à moi. Et malheureusement, ce n'est pas non plus en revêtant une tunique pour l'invoquer d'apparaître (le tout, une nuit de lune descendante, période ô combien fertile, d'après Rustica!) que ma feuille va se noircir ou que mes doigts vont courir sur le clavier comme un sprinteur voulant à tout prix atteindre la ligne d'arrivée le premier.
L'inspiration s'en va, revient puis s'en va à nouveau. Elle se traduit par des idées mises en mots. Puis des mots mises en phrases. Puis des phrases mises en paragraphes... Comme elle est joueuse, elle met en scène ce fil textuel quand je suis dans le bus, quand je fais la queue à une caisse, quand je jette un regard à une personne ou quand je marche tout simplement dans la rue. De cette façon, elle est sûre de me frustrer, car avant même de saisir carnet et crayon enfouis dans mon sac à main, elle m'échappe. M'énerve! Me laissant comme une conne avec des bribes de mots ne voulant plus dire grand chose, le tout sonnant relativement faux. L'inspiration est encore plus vilaine quand elle fait son cirque alors qu'elle sait pertinemment que je n'ai rien sur moi pour gribouiller. Alors là, fais-moi confiance, elle est plusse que loquace et riche en verbe. Pff! Elle ne sait durer que dans l'instant et que dans l'éphèmère. C'est dire si je peux compter sur elle et la fixer sur ton écran...

Quand l'inspiration me quitte, je ne sais pas où elle se rend. Je ne sais pas non plus pour combien de temps. Ni la date de son retour. Cela peut être deux jours comme deux semaines... Je me demande bien où elle va. Chez toi? Chez mon voisin? Chez la blogueuse qui publie plusieurs fois par jour (elle a d'ailleurs toute mon admiration!)? Parano comme je suis, je suis sûre que sa longue absence est un complot destiné à me faire couler, que mon concurrent me l'a volé pour pouvoir l'utiliser à sa guise pendant un certain temps. Pff! J'en suis sûre!
Bon, c'est pas tout mais ce n'est pas en râlant qu'elle va revenir. Donc, je vais attendre. Encore. Un peu. Faut être patiente avec l'inspiration!