30 novembre 2008

Intermission

Je fais beaucoup d'achats quand je déprime ou quand je ne vais pas très bien. J'ai une soudaine envie d'acheter: n'importe quoi, des livres, des vêtements, des albums (oui, pour ça, je suis bien encore la seule à le faire).
L'achat compulsif et irréfléchi est généralement payant (jeu de mot, jeu de mot) chez moi dans la mesure où je me trompe rarement. Comme si la déprime ou les mauvaises passes étaient de bons moteurs pour l'inspiration dépensière. C'est ainsi en errant lamentablement dans le rayon musique d'une FNAC, que mon regard se posa sur un album noir, en édition de luxe. Dj Yellow? ne m'est pas étranger ce nom. Astrid Suryanto? Connaît pas. Puis me revient en tête une critique d'albums dans un magazine spécialisé. Ne l'aurai-je pas mis sur la liste des albums à acquérir? Si, sans aucun doute. Le passage à la caisse met fin à mon monologue intérieur.

Comment te décrire cet album?
Tout d'abord, the Intermission est sorti au début de l'année sur Discograph. Dj Yellow fait partie de cette génération de Dj français issus de la "French Touch" des années 90, durant lesquelles il a fondé Yellow Productions, devenu aujourd'hui un important label house.


En partant des textes intimistes, l'album est une parfaite illustration de l'histoire d'un couple. Durant les dix morceaux relativement longs, on passe successivement au doute survenant chez l'un (in your voice), à la jalousie survenant chez l'autre (it's you), à la rupture mais aussi au sentiment d'éternité (Angel's part), à la déclaration d'un amour passionné (you are) et pour clore tout ça à un nouveau départ à deux (to the top). J'ai été profondément bouleversée par la sincérité et la pureté des textes. Il est indéniable que cet album est réellement mélancolique de part les textes mais aussi par les styles de musique. Il s'agit ici d'électro-pop et d'électronica. Certains morceaux sont plus rythmés que d'autres mais on reste dans l'ensemble dans une même unité musicale. Cet album où la frontière entre amour et douleur est floue, rassemble des morceaux se construisant sur le même schéma musical. Résolument hypnotiques, ceux-ci débutent de façon très minimale pour se terminer par une profusion de mélodies et de rythmes étonnament complexes. La voix d'Astrid Suryanto s'additionne parfaitement aux mélodies. D'ailleurs, son interprétation a su retranscrire fidèlement le désir et la passion toujours présents chez ce couple malgré ce qu'il traverse. Oscillants entre chaud et froid, j'espère que ces extraits ne te laisseront pas indifférent.


01 IN YOUR VOICE.wma


05 ALONE.wma


08 LIGHT ON ME.wma


10 TO THE TOP.wma

26 novembre 2008

Chiffre

Le chiffre des dizaines reste le même. Seul le chiffre des unités se change en 3.

23. Faudra que je m'y habitue désormais et ce pour 365 autres jours.

Bonne journée!

25 novembre 2008

Boulet

Bon, tout le monde connaît Fesse book?
Alors, moi, j'ai un petit problème à propos des demandes d'amis. Surtout quand je ne les connais pas. Quand je ne les ai jamais vu. Quand on a aucun ami en commun. Et quand j'ai beau jeter un coup d'oeil à sa liste d'amis (quand je le peux), et qu'aucun nom ne me parle plusse. Dans ces cas-là, il n'y a pas trente-six solutions, j'ignore!
Après, je sais pas ce qui se passe de l'autre côté du glandu. S'il apprend effectivement qu'il a été ignoré ou s'il voit toujours que je n'ai pas répondu. Je passerai sur ceux qui m'ajoutent d'office en me prenant pour leur copine homonymique sans même prendre le temps de vérifier s'il s'agit de la bonne personne. Boulets, va!
Je te raconte tout ça parce que j'ai pêché un bon gros (je ne sais pas, tu vas voir), boulet. La première fois qu'il m'a demandé qu'on soit amis, j'ai relu plusieurs fois son patronyme. Attentivement. En réfléchissant. La photo ne m'a pas aidée car il y en avait pas. Mais il n'y a pas eu de déclic. Juste une question: "mais c'est qui, lui?". J'ai fini par cliquer sur ignore.
Quelques semaines après, il revient à la charge avec toujours la même demande. Toujours pas de photos. Un peu plus d'amis, cependant. Je remarque qu'il m'a trouvé via le Friend Finder. Pour ceux & celles qui ne connaissent pas, Fesse book scanne les contacts de ta boîte mail et en fonction de l'adresse avec laquelle tu t'es inscrite, il te resort les profils correspondants. Mais oui, c'est démoniaque, Fesse book! En gros, mon adresse mail de connexion est dans ses contacts de boîte mail. ça me rassure totalement! Je réfléchis à nouveau: il ne s'agirait pas dans un mec rencontré en soirée lors de ma palpitante vie d'étudiante?? Non! A moins que je soit frappée d'alzheimer alcoolique. Un ami d'un ami? Non! Je viens à bout de mes hypothèses et finis, désespérée, par lui balancer un t'es qui très amical dans sa boîte Fesse Book. Silence radio. Je laisse traîner et finit par cliquer une deuxième fois sur ignore.
Hier soir, nouvelle tentative de sa part. C'est à la persévérance inutile qu'on reconnaît un boulet. Changement, cette fois-ci, il y a une photo. Chic! ça va peut-être m'aider un peu. Je jette un coup d'oeil à sa photo et je tombe sur ça:

Oh misère de misère! 'tin, ma vie n'est pas assez merdique en ce moment?? Faut qu'en plus je tombe sur le gros lot! Veinarde, je suis. Blague à part, j'aime beaucoup les photos que mettent certains gens sur Fesse book qui les montrent tout à leur avantage. En voici un très bon exemple! Si tu le veux bien, lançons-nous dans une brève analyse du Monsieur. Pour les mauvaises langues, bien sûr que j'ai le temps de le faire.
Que pouvons-nous dire en premier lieu? Je commencerai par ce V de la victoire qui nous présente une personne heureuse d'être là (au moment de la photo) et profitant de la vie. On peut y voir aussi quelqu'un de fier d'avoir réussi à grimper dans les arbres. Ce V symboliserait alors une victoire sur l'appréhension que ce bonhomme avait avant de grimper. Cependant ce V est un signe qu'on ne fait plus sur les photos passé l'âge de 10 ans. Ainsi, on peut noter un caractère enfantin et gai-luron. Son look vestimentaire et plus particulièrement son tee-shirt (?) nous indique fortement qu'il se situe dans une longue et peut-être douloureuse période de célibat. Une bedaine discrète peut nous conforter sur ce point là. Le sujet est âgé de la trentaine ou est proche de la trentaine.
Pouvons-nous exactement dire se situe-t-il? D'après l'arrière-plan sombre et touffu, il s'agit certainement de feuillages et d'arbres. Et que fait-il? On peut émettre plusieurs hypothèses:
1) il s'amuse à grimper dans les arbres durant ses temps libres.
2) il est moniteur d'accrobranches.
3) il travaille chez EDF néanmoins, il ne porte pas de casque l'identifiant comme tel.
4) il travaille chez FT néanmoins, il ne porte pas de casque....
Je te laisse libre de choisir l'hypothèse la plus probable.
A sa troisième tentative de me convier à son cercle d'amis, très fermé, environ 108 au compteur, j'ai décliné une nouvelle fois l'invitation et j'ai de plus bloqué cette personne. Oui, je sais, je suis méchante mais je ne supporte pas les boulets qui viennent m'embêter sur Fesse book. J'en connais déjà bien assez dans ma vie, faudrait peut-être pas non plus que je commence à en faire la collection sur Fesse book. Nanmého!


Je tiens à remercier ce charmant jeune homme, sans qui ce billet n'aurait pas été possible.
Merci pour la source d'inspiration!

24 novembre 2008

Conduire

J'aime conduire. Si, vraiment, j'aime bien.

J'aime conduire. Pourtant en étant assise à côté, lors des leçons de conduite, son pied prêt à appuyer sur le frein, la monitrice aurait pu penser le contraire. Pourtant en étant assis à côté lors du permis et constatant que je n'avais pas jeté un coup d'oeil pour le cycliste sournois arrivant sur la droite, l'
e grandinspecteur aurait pu penser le contraire.

J'aime conduire. Tellement, que j'ai passé mon permis deux fois. Bon, ok c'est dans la moyenne. Mon effet aurait été plus comique si j'avais dit cinq, sept ou dix fois. S'il y a des gens qui se reconnaissent, qu'ils n'hésitent pas à me le faire savoir. Sois pas timide, il y a l'anonymat du web, tout ça tout ça! On est entre nous.
Le premier
grandinspecteur avait le crâne dégarni et était aimable comme une porte de prison. J'ai su tout de suite que je n'allais pas rigoler. Et je n'ai pas rigolé puisqu'à deux minutes de la fin de l'examen, je n'ai pas regardé mon angle mort en arrivant à un rond point pour tourner sur la droite. Faute qui m'a tout de suite disqualifiée, héhé!
J'ai ensuite rencontré le deuxième
grandinspecteur un mois après. Il portait des lunettes et était triste comme un bonnet de nuit. Mon permis s'est déroulé à 8h, un matin de janvier: il faisait nuit noire et c'était l'heure de l'embauche. Des conditions i-dé-ales! J'ai cru au dernier moment que j'allais encore le louper jusqu'au moment il m'a tendu le petit papier jaune. Sauf que quelques jours plus tard, je me suis rendue compte que ce grand inspecteur était incroyablement étourdi et s'était trompé dans la date. J'ai du attendre quelques semaines supplémentaires pour que tout rentre dans l'ordre.

J'aime conduire. Sans mes tuteurs à côté de moi. Je n'y peux rien. Ils me stressent naturellement. Et je m'énerve facilement à leur contact! J'évite les trajets avec eux même si j'ai été un peu kamikaze en me rendant à la capitale de l'Anjou un week-end, accompagnée. Je ne l'ai fait qu'une fois et je ne recommencerai jamais.
"mets ton clignotant!"
"tu roules trop vite!"
"tu t'arrêtes trop vite au stop!"
"freine, bordel, freine!"
"gare-toi à gauche! oh et puis non, là, sur le trottoir!"
"pourquoi n'allumes-tu pas tes feux?"
etc
etc
sans compter les gestes qui vont dans le même sens. Non, s'appuyer sur le haut du tableau de bord ne changera rien. Non, s'agripper des deux mains à la petite barre (une barrette, alors?) située au-dessus de la vitre ne changera pas grand chose. S'aggriper au siège, non plus d'ailleurs.

J'aime conduire. Même si je suis une buse en orientation! Lors des journées de l'APEC, il a fallu que je me rende plusieurs fois sur Naoned dans la même semaine. Eh ben, je n'ai jamais pris la même route, je ne me suis jamais garée au même endroit. Le plus fort c'est pour me rendre à Bobital, cet été. Arrivée sur Condate, je me suis sentie inexpliquablement attirée vers la direction d'Angers, autrement dit prendre la direction inverse. Et un tour supplémentaire de périph', un!

J'aime conduire. J'aime conduire en écoutant de la musique. Mais, alors suite à des problèmes d'orientation (cf ci-dessus), il faut à tout prix que j'éteigne l'auto-radio. Mon cerveau doit se concentrer sur les panneaux d'indication et rentre en mode mono-tâche. Je ne peux plus faire plusieurs choses à la fois, bizarrement! Et pourtant, j'aime conduire en chantant à tue-tête. Mais, je ne sais pas, ça me déconcentre à mort!

J'aime conduire. J'aime conduire en laissant les autres voitures libres. Je m'explique. Je déteste coller les gens devant moi et je déteste qu'on me colle à l'arrière. J'ai envie de les laisser respirer donc je leur donne un peu d'espace. Plus sérieusement, je ne colle pas les gens car je ne me sens pas capable de réagir au dernier moment. Oui, comme une marge de sécurité, par exemple; ça me rassure. Je te laisse imaginer comment je me démerde dans les embouteillages. Oui, comme une agoraphobe des voitures!

J'aime conduire. Si, vraiment, j'aime bien. Je suis encore au stade du permis probatoire. Je suis à l'essai pour encore un peu plus d'un an. Je pourrai après enlever ce A rouge qui m'identifie tout de suite comme une novice sur la route. Et puis la couleur du A ne va pas du tout avec la couleur de Didine. Et ça me désoblige pas mal, mine de rien!


22 novembre 2008

Top ten

Une sorte de petite série que j'inaugure sur dix choses que je ne comprendrai jamais. Reste à savoir si elle perdurera par mon inspiration et par l'éventuel succès auprès de toi.

01) une entreprise qui souhaite recruter un-e jeune diplômé-e ayant au moins 3 ans d'expérience.

02) les diffusions dans le désordre de trois épisodes sur nos chaînes hertziennes.

03) la personne à peine assise dans le train qui dégaine son coupe-ongle.

04) le fait d'entendre ce qu'écoute ton voisin sur son lecteur mp3 sans pourtant partager l'oreillette pleine de sérumène. Ah! Quels progrès, ces nouvelles technologies!

05) mon pied gauche qui se les gèle tandis que mon pied droit enlèverait bien une couche.

06) le nombre de bises proportionnelles à l'endroit où l'on habite. Paraît que chez moi, c'est 4.

07) le plaisir de dévaler des pentes plus ou moins abruptes sur des skis. Le plaisir de faire du ski aussi.

08) le gilet fashion en poil de moquette.

09) la chaleur étouffante des magasins.

10) l'humour de Bigard.

17 novembre 2008

Définition

Définir ici. Définir l'ironie du sort. Définir mon espace personnel sur la toile. Comment parvenir à lui trouver une définition claire, précise, sans que ce soit le bordel. Cette réflexion m'a paru encore plus évidente après la soirée du nuage des filles.
Comme toutes les autres blogueuses présentes, j'avais mon badge collé sur moi avec mon pseudo, mes vrais prénoms et noms et l'url de mon blog: les fantaisies d'ennA différente et n'ayant rien à voir avec le titre. Après presqu'un an ici, j'ai une nette préférence pour le titre qui m'est beaucoup plus parlant, mais qu'en est-il pour toi?

Je reviens à mon histoire de badge. A chaque rencontre avec une blogueuse que je ne connaissais pas, ce qui m'est arrivé plusieurs fois, en lisant l'url, elle croyait avoir affaire à une créatrice. Faut dire qu'il y avait pas mal de blogueuses créatrices à cette soirée. Pourquoi, croyait-elle parler à une blogueuse créatrice? Je suppose, voire je suis persuadée que c'est à cause du mot fantaisies. Je n'aurai pas cru pourtant que fantaisies pouvait faire penser à accessoires, créations, objets, voire bijoux. On m'a même demandé ce que je créais. J'avais pris fantaisies pour: imagination, originalité, caprice, désir, humeur, frivolité, lubie, passade, bagatelle... Enfin, un mot connoté avec quelque chose de futile, de léger, d'éphémère.
Des changements, il y en a quand même eu. Je suis passé du vouvoiement au tutoiement comme dans la vraie vie quand il me faut un temps d'adaptation pour me sentir pleinement à l'aise. Et un ton moins mélodramatique que le début. Sans parler du changement au niveau de l'apparence en passant d'un blog foncé à un blog clair, plus féminin qui a emballé tout le monde.
Lors de cette soirée, à chaque fois, qu'on m'a demandé de définir mon blog, je suis restée très évasive. Usant et abusant du mot généraliste, j'ai présenté mon blog les trois-quart du temps de cette manière-ci. "Ouais, généraliste, tu vois. Un peu de tout, beaucoup de rien. Du rien avec du tout. De l'écrit. Du quotidien anecdotique. Un peu de musique. Et c'est tout." Bah, alors, qu'est-ce qui m'est arrivée? Soit, j'embauche quelqu'un qui saura vendre l'ironie du sort mieux que moi-même ou alors soit je me fie à la certitude que j'ai depuis le début, celle de prétendre que mes écrits parlent pour moi
et qu'il suffit d'aller lire pour se faire une idée de l'atmosphère de ce lieu.

Il est beau, ce point d'interrogation à l'envers, hein? Eh ben, il s'agit d'un point d'ironie qui n'a malheureusement pas connu autant de succès que ses frères point d'interrogation et point d'exclamation.

Je voulais aussi répondre aux gens qui arrivent ici en ayant tapé qu'est-ce que l'ironie du sort? et qu'est-ce que l'ironie? Comme je suis gentille, je vais leur indiquer ceci, ceci et cela. J'ignorais l'existence d'un film dont l'action se déroule dans ma région et celle d'un livre dont l'auteur est originaire une fois de plus de mon coin-coin. Et promis, dès que je mets la main sur ce livre, je tâcherai de te faire une belle fiche de lecture. Cela me fait sourire toutes ces coïncidences. Belle ironie du sort, non?

07 novembre 2008

Top-secret

Secret. Top-secret. Chut! Tu ne le répètes pas, hein? Tu sais pas de quoi je parle? De mon blog, bien sûr, de tous mes articles et de toutes mes archives.
Plus sérieusement ou pas, j'ai ouvert ce blog depuis bientôt un an en secret. Pourquoi? Pour avoir la sensation ridicule d'être un peu plus libre dans mes propos. Je n'ai pas un entourage familial fan de tout ce truc qu'on appelle Internet, blogs et encore moins Web 2.0. D'ailleurs, c'est bien simple quand j'ai énoncé le titre de mon mémoire à ma chère tutrice, elle n'a rien compris! Persuadé que le blog se cantonne au sky$**/! et aux ados, mon entourage ne voit pas plus loin que ça. Alors, je ne m'embarquerai pas dans: 'c'est parce qu'ils appartiennent à une autre génération' car s'il y a bien un truc que j'ai appris avec le blog, c'est qu'il permet d'échanger sur différents sujets au-delà des âges et milieux sociaux. Je n'en ai donc parlé à personne de ma famille. Je me vois assez mal aussi annoncer en pleine réunion de famille: "Au fait, papa, maman, tonton, tatie, papy, mamy, cousin, cousinette, j'ai un blog!" et là je dégaine les fameuses cartes Moo (que je n'ai toujours pas). Non, je ne m'imagine pas du tout la situation. De plus, en admettant que je leur dise que j'ai un blog, je ne pourrai pas pousser le vice jusqu'à donner l'adresse.

Du côté des ami-es, ce n'est guère plus réjouissant, ils ne sont pas branchés sur Internet en permanence. Dans la petite bande que je vois régulièrement, je pense bien être la plus geekette de toutes. Je t'épargnerai le grand moment de solitude que j'ai eu quand je leur ai présenté Netvibes et les flux RSS. Ils ne fréquentent pas les blogs et donc forcément n'ont pas le réflexe lecteurs de flux, etc. Même si j'ai réussi à convertir certaines à suivre fidèlement le blog de Pénélope Jolicoeur. Mes ami-es ignorent l'existence de mon blog. J'avais envie qu'on ait un regard neuf, neutre en arrivant sur l'ironie du sort sans qu'on me connaisse par coeur auparavant. Et pareil, comme on ne parle pas spécialement d'Internet, de blogs quand on se voit, je ne vois pas comme avec ma famille, sortir en soirée: "au fait, les filles, j'ai un blog". Je me sentirais obligée de donner l'adresse et là je serais foutue! Même si je leur fait confiance, j'aurai toujours la crainte qu'elles en parlent autour d'elles et que des personnes qui me connaissent (plus ou moins) atterrissent ici. De plus, certains ont tenu des propos sur des blogs qui m'ont définitivement refroidie quant au fait de leur en parler.

Cependant, avant d'avoir ce jugement ferme et définitif quant aux personnes au courant de l'ironie du sort, j'ai longuement hésité. C'est pour cela que j'ai laissé traîner l'URL de ci, de là, sur tel réseau, sur un autre réseau en pensant naïvement que les gens ne scruteront pas les lignes une par une de mon profil. Et il y a quelqu'un à qui cette précieuse URL n'a pas échappé à son regard de lynx. Il s'agit de luI, autrement dit dans le langage de la blogueuse, le fameux zhom qui laisse de temps en temps des commentaires. Même s'il l'a moyennement bien pris au départ, aujourd'hui ça va mieux. Et je ne me sens pas freinée dans ce que je veux écrire car je ne suis pas ici pour étaler ma vie amoureuse. Le fait qu'il soit au courant suppose que je dois lui faire confiance pour qu'il garde mon blog secret.

Enfin, je ne cherche pas à tout prix que des milliers de visiteurs frappent à la porte. Bien évidemment, je n'irai pas cracher dessus si cela m'arrive un jour mais pour l'instant avec mes 40 visiteurs par jour en moyenne, je suis déjà satisfaite. Ce qui m'a toujours intéressé d'ailleurs, ce sont les petits blogs, sur lesquels peu de gens commentent. Ils restent secrets par rapport à d'autres blogs plus importants. Je souhaite la même chose pour l'ironie du sort. Je ne me lance pas non plus dans la course au référencement et à la visibilité même si mon blog est répertorié sur plusieurs annuaires et digg-like(?) qui doivent se compter sur les doigts d'une seule main. Parfois de ma propre volonté (HelloCoton, le Nuage des Filles), parfois orchestré par la magie d'Internet (Wikio). Pour résumer mon blog reste secret par rapport à ma famille, par rapport à mes ami-es mais aussi par rapport aux visiteurs qui ne sont pas encore venus jusqu'ici. Par contre, pour les habitué-es (toi qui commente comme toi qui te contente de lire), ce sont les seuls qui partagent mon secret jusqu'à ce que d'autres les rejoignent pour constituer petit à petit une communauté secrète d'happy fews. Et ça, ça me plaît vachement. Alors, chut!

06 novembre 2008

Rencontres nantaises

ou l'article avec plein de liens à l'intérieur...

Une fois n'est pas coutume, j'ai assisté à une soirée officielle de blogueuses, sans monter à Paris. (si! si! c'est possible!). Eh oui, il s'agissait de la nuage des filles party avec Miss Hello, et en partenariat avec Come in my world et Dawanda qui avait lieu à l'Insula Café. Une vingtaine de blogueuses nantaises était présente. Je suis arrivée parmi les premières et j'ai été accueillie par la pétillante Miss Hello et la chaleureuse équipe de Come in my world.

J'ai vite été repérée à cause grâce à mon badge par Julien qui m'avait laissé un commentaire ici la veille sur le précédent article. S'en s'est suivie une discussion très gaie autour des ruptures, puis des accidents de la route, avant de passer à la présentation détaillée du monde virtuel Come in my world. Entourée de deux blogueuses, j'écoutais attentivement en sirotant une boisson de fille (mangue-carotte-orange: que des vitamines!). Peu après, j'ai revu avec plaisir Dom, Shalima et JS. On a grignoté quelques hors d'oeuvres servis par un garçon avec des cheveux bizarres. On a été aussi filmées et photographiées à longueur de temps et c'est possible bientôt sur vos écrans de retrouver ennA mange un amuse-gueule, ennA sirote un verre, ennA prend un air captivé ou ennA regarde ailleurs et fait style elle ignore qu'elle est filmée et photographiée (passionnant tout ça).

J'ai tenté à nouveau une boisson fruits-légumes et cette fois-ci c'était pomme-concombre-céléri-épinard. Oui, j'ai fini mon verre avec courage mais de là à en reprendre un deuxième... On m'a plusieurs fois demandé mon avis sur le monde virtuel de Come in my world et je suis restée un peu sceptique. N'étant pas vraiment célibataire et pas habituée aux mondes virtuels (sims, 2nd Life), on va dire pour résumer que cela me passait au-dessus et que ça ne m'attire pas plus que ça. Cependant, je dois avouer que l'idée du concept est plutôt bonne (la fille qui essaye de se rattraper). Ensuite, JS et moi avons parlé de notre démarche de blogueuse à Christine.

Cette soirée m'a permis de connaître quelques blogueuses qui présentaient leurs créations (vêtements et accessoires) comme Mariève et Lucie (on a eu le droit d'ailleurs à un superbe défilé!), de rencontrer la deuxième ménagère de moins de 50 ans, Manou, une blogueuse branchée Japon, Athenarottweiler et la très sociable, Fab. On a terminé la soirée par... des macarons bien sûr (notamment) et un smoothie à la pomme-framboise-fraise. J'ai quitté la soirée avec les ménagères, Shalima et JS. Je commençais à avoir mal aux pieds et j'avais un peu (50 mins) de route à faire pour rentrer sur Beach-City. En bref, une soirée qui m'a fait du bien car ça m'a fait sortir de chez moi pour voir des gens et je concluerai par vivement la prochaine!

03 novembre 2008

Célibataire

Texte fictif.
Et si les relations se traitaient comme un simple dossier administratif se réglant par téléphone...


- Allô, la centrale des relations?

- Oui.
- Bonjour, pourrais-je avoir le département du coeur brisé, s'il vous plaît?
- Bien sûr, ne quittez pas, je vous le passe tout de suite.
- ...
- Département du coeur brisé, je vous écoute.
- Oui. Bonjour, je vous appelle pour faire une déclaration de rupture.
- Vous vous pouvez me rappeler votre numéro de dossier?
- Z44002.
- Ah oui, Z44002. Charlotte Maurier. Je vous rappelle brièvement votre cas. Vous avez déjà trois ruptures d'enregistrées. Vous nous avez contacté la dernière fois, c'était il y a longtemps. Voyons voir... Juin 2004, après trois mois de relations pour manque d'atomes crochus et incompatibilité d'humeur. C'est bien ça?
- Oui.
- Je suis désolée mais je vais donc devoir prendre en note votre nouvelle rupture. Quand est-elle intervenue?
- Le 1er octobre 2008.
- Motif de la rupture?
- Essentiellement à cause de son caractère. Il était devenu trop possessif et jaloux. La situation se dégradait entre nous. Et puis aussi, une certaine routine s'est installée. Il n'y avait plus la petite étincelle, le petit truc, quoi!
- Décrivez-moi vos symptômes.
- Je n'ai pas de gros symptômes dans l'immédiat. Je noterai juste pour l'instant des bouffées de chagrins quand je vois un couple dans la rue, quand j'entends et vois des faits et des choses qui me font penser à notre histoire.
- D'accord. Qui a pris l'initiative de rompre?
- Cela a tellement été le bordel que je vous dirais que je ne sais même plus. Mais c'est moi qui ait mis les pieds dans le plat, on va dire.
- Avez-vous des objets lui appartenant?
- Oui, quelques uns.
- A ce moment-là, vous vous pouvez venir nous les apporter. On les mettra sous scellés, le temps que vous soyez complètement remise. Et si vous le souhaitez, vous pourrez venir les récupérer.
- ...
- Je crois que c'est à peu près tout. Avez-vous quelque chose à rajouter à votre déclaration de rupture?
- Non. J'ai juste une question.
- Allez-y, je vous écoute.
- Est-ce ici que je dois notifier de mon nouvel état?
- Ah non. Il faut vous adresser au service statut. Je vous le passe. Au revoir.
- Merci. Au revoir.
- Service des statuts, à votre écoute.
- Bonjour, j'appelle pour modifier mon statut.
- Très bien. Votre numéro de dossier, s'il vous plaît?
- Z44002.
- Alors, Z44002... Charlotte Maurier, c'est ça?
- Oui.
- Vous êtes répertoriée comme étant en couple depuis presque trois ans. Et vous êtes désormais?
- Célibataire.
- Pardon, je ne vous entends pas bien.
- Célibataire, je suis célibataire.