29 octobre 2008

Incruste - 3

Billet que tu peux retrouver chez la Sudinette à l'occasion de la 2ème édition de la semaine de l'incruste.

Je voulais te faire part d'un article très sérieux sur la position que tu prends en dormant et qui peut ainsi révéler tes traits de caractère.
En effet, selon l'ouvrage scientifique: le Manuel des Castors Juniors, on pense que les gens prennent pendant le sommeil une attitude qui correspond à leur vraie nature.

Voyons voir quelques positions et mes petits commentaires:

- sur le flanc: c'est la position d'une personne normale, sûre de soi, active, qui recherche dans le sommeil réparateur une recharge de l'énergie dépensée dans la journée. Wahou, si tu dors sur le flanc c'est pour te reposer et pour récupérer de ta dure journée, quel scoop!

- sur le ventre et la tête sous l'oreiller alors là je sais pas comment tu fais pour pas étouffer : timidité, peur d'assumer ses responsabilités. Désir d'accomplir des grandes choses et crainte de ne pas y arriver normal, quoi!

- sur le dos et les bras le long du corps: caractère serein de la personne, aimant la justice et la sincérité comme tout le monde, à moins que tu kiffes l'injustice et le mensonge, ayant de l'initiative et capable d'assumer ses responsabilités.

- sur le dos et les mains réunies sur la poitrine dans le style sur ton lit de mort : caractère secret, éprouvant une certaine difficulté à se confier. Manque de confiance en soi et par conséquent besoin de l'approbation d'autrui.

- si ton lit est bien bordé et les couvertures bien tirées en gros si tu te bordes toi-même tout seul et si tu es particulièrement maniaque. J'imagine déjà la personne qui veut s'assurer que les pans de la couverture tombent bien de la même longueur de chaque côté du lit avant de se coucher : tu crains le jugement d'autrui et souhaites passer inaperçu.

- si ton lit est en désordre, les draps enroulés dans les bras faudra me montrer hein, parce que bon j'ai un peu de mal à imaginer : tu possèdes un caractère artistique, anti-conformiste et ouvert bonne nouvelle aux bordéliques qui me lisent, tu es artiste dans l'âme.

Bon bah voilà, c'est à peu près tout pour l'article du Manuel des Castors Juniors. J'aimerai juste rajouter que j'ai quelques habitudes, quelques petits rituels avant de rencontrer le marchand de sable.
Déjà, je dors dans un lit deux places, toute seule et j'apprécie particulièrement la diagonale. Cela me donne l'impression d'occuper tout la superficie du lit. Je suis pas contrariante comme fille! En y réfléchissant, j'aurai beaucoup de mal à revenir à un lit une place. Tu comprendras pourquoi. Quand je ne dors pas en diagonale, je dors en chien de fusil, sur le côté. Mais je ne sais pas si j'ai à la fois dormi en diagonale et en chien de fusil. Bref, et les mains voire les bras sous l'oreiller. Très important quand j'ai trop chaud, et aussi pour régler la température, une patte dehors: ça donne une sorte d'équilibre thermique comme ça. Là, ainsi installée, tu ne me donnes pas cinq minutes! Un autre truc que je fais avant de sombrer dans les rêves, j'écoute la radio. Je ne peux pas m'endormir sans écouter le bruit d'une conversation. Comme une sorte de berceuse. Il me faut un bruit de radio car le silence est assourdissant quand je me glisse sous la couette. Et une dernière chose, je mettais un verre d'eau sur ma table de chevet quand j'étais étudiante et je le buvais avant de m'endormir. C'est curieux, je ne sais pas comment cela m'a pris et encore moins comment je m'en passe maintenant que je ne suis plus étudiante.

Et toi, tu dors bien? Tu dors comment?

27 octobre 2008

Réhabilitation

Sur une très bonne idée de Camille la It Girl.

Aujourd'hui, je souhaite réhabiliter un vêtement ignoré, méprisé, sous-estimé par les modasses. Il s'agit du pyjama, grand absent des blogs mode. Cela a beaucoup trop duré et cela doit cesser immédiatement!! Il est temps que le pyjama sorte de sa penderie et s'affirme comme un véritable vêtement à porter en toutes occasions de manière chic, raffinée ou plutôt casual. Désormais, le pyjama ne doit pas se cantonner à une simple chambre mais doit envahir des lieux publics. Au bureau, au parc, dans les bars, dans le métro, dans la rue et même chez ton charcutier (soyons fous), le pyjama doit pouvoir s'épanouir librement et connaître les mêmes plaisirs d'être porté qu'un vêtement lambda.

C'est pourquoi, je vais te démontrer par A + B que le pyjama est une ressource inépuisable pour créer et porter de nombreuses tenues. Après avoir bien potassé le manuel Comment devenir une parfaite top-model mis en forme par Gazelle, je pense que je suis prête à me lancer. Je te prie d'avoir un peu d'indulgence, je débute.

Bon, la base de la base, quoi! Rien d'extraordinaire, c'est un bas de pyjama avec de grosses chaussettes d'hiver.


Là, les choses se compliquent avec la pose et le rideau de cheveux réglementaire.


Une tenue qui se veut chic et habillée (si si) avec le petit sac et la ceinture qui vient casser le haut du pyjama. Il suffit de déboutonner pour obtenir un ravissant décolleté.


Et pour finir, le pyjama comme tenue plus casual, plus décontract'. Le pyjama est vraiment idéal car on peut rebouler les manches et le pantalon; ça y est, on est prête pour aller faire une balade.

Bon, si avec tout ça, tu n'es pas convaincu-e...

23 octobre 2008

Jeune diplômée

Oui, il paraît que je suis jeune diplômée. J'ai passé mon oral de fin d'études, il y a quelques semaines, bientôt un mois. Et depuis plus rien. Cela va très vite. Tu termines ton oral, tu sors de la salle. Et puis voilà, tes cinq ans sont terminés. Et après?
Rien. Que dalle!
Le désert si comme pour moi, tu n'as pas la chance d'avoir trouvé un boulot entre temps.
Et je n'entends pas boulot au sens alimentaire.
Et après? Tu reçois un bulletin de notes récapitulant toutes les évaluations de ta dernière année d'étude. Et c'est tout!!
Bye-bye! Tu as beau prendre ton téléphone, envoyer des mails, les personnes qui te faisaient cours et qui étaient prêtes à répondre à toutes tes questions sont devenues mystérieusement muettes et invisibles. Tu ne les intéresse plus. C'est fini, ça! Tu n'es plus étudiante. Il faut t'y faire. Et tes soucis de remise de diplômes, de motivations pour la note du mémoire, tu repasseras. Ils s'en foutent. Ce qui les préoccupe, ce sont les nouveaux étudiants qui font leur rentrée aux mois de septembre-octobre.
Donc, oui, il paraît que je suis jeune diplômée mais sans diplôme, c'est con, hein?
La jeune diplômée prend conscience aussi que l'on s'est bien foutu de sa gueule durant ces dernières années. En la berçant dans certaines réalités idylliques du travail en lui martelant qu'elle trouvera du boulot très facilement. Car, n'est-il pas vrai, que les documentalistes sont des gens que l'on s'arrache?? Il n'y a juste qu'à voir le nombre impressionnant d'offres dans la région: 0. Il n'y a qu'à voir le regard plein de pitié qu'on te jette: "documentaliste?? Mais il n'y a pas d'offres". C'est à ce moment-là, que la jeune diplômée aimerait que le baratin cesse dans les cours soit disant professionnalisants et qui préparent soit disant ses étudiants à la vie active. Très déçue dans l'état dans lequel, les responsables pédagogiques la laissent, elle et ses camarades de promo. Pas de service après-vente, pas de suivi, pas de remise de diplômes, pas de réponses. Désormais, c'est chacun pour soi et démerdes-toi!

17 octobre 2008

Souhait régressif

Tous les après-midis, je guette avec impatience mon Doudou qui rentre de l'école. Comme les horaires ont changé, il rentre plus tard, vers environ 16h50 au lieu de 16h30 l'année dernière. Le temps où j'allais le chercher a fait place à celui où il rentre tout seul à pied. Faut dire que l'école est à 5 minutes. Y en a qui sont plus malheureux, hein?
Bref, tous les après-midis, je guette avec impatience mon Doudou qui rentre de l'école. Sitôt le cartable déposé et le manteau accroché, je prépare le goûter, plutôt notre goûter! Une tasse de thé pour moi et un verre de sirop avec de l'eau gazeuse pour lui, le tout accompagné de quelques tranches de brioches tartinées ou non. Ces instants donnent souvent lieu à des rigolades ou à des pensées philosophiques où plus modestement au compte-rendu de la journée. Malgré les quatorze ans de différence, je m'ennuie pas vraiment et j'apprécie ce moment de la journée.
Morceau choisi:
-" Mais tu ne fais pas de théâtre?" je lui demande.
(Moue contrariée) - "Non. On n'a plus le temps. C'est à cause de ce foutu Darcos, que je ne peux plus aller à l'école le samedi matin et donc, on ne fait pas de théâtre pour l'instant!"
Me regardant rire, il ajoute:" non mais c'est vrai, c'est à cause du gouvernement, que je ne vais plus à l'école le samedi matin. J'aimais bien moi!". J'aime bien quand il parle politique.

C'est en début de semaine, alors que je le faisais marcher (comme d'habitude) que je lui explique: "tu sais, comme je suis chercheuse à lanpe, j'ai beaucoup de temps libre et je m'ennuie. Alors, je me suis dit pourquoi je ne pourrais pas t'accompagner à l'école. Tu me fait une petite place sur ton bureau de classe." A cela, le voilà parti à rire! Je garde mon côté sérieux et je continue: "non mais je rigole pas Doudou. Aller en classe, ça m'occuperait; en attendant de trouver du boulot". Il s'arrête de rire et me dit, gêné: "oui mais je sais pas si Sophie (ndlr: nom de son instit') serait d'accord et puis je sais pas si tu as le droit de faire ça."
J'insiste: "vous voyez les divisions, non? Bon, bah écoute, ça me ferait du bien de revoir ça car je ne sais plus trop comment ça fonctionne." Je continue dans mon délire: "ah! qu'est-ce que je ne donnerai pas pour une bonne dictée! Vous faîtes encore des dictées?" Lui: "oui".
Fouillant dans mes lointains souvenirs de CM1, je rajoute: " en biologie, vous devez voir l'appareil digestif, non?" Doudou prend l'air snob et me réplique: "ennA, on ne dit pas biologie, mais sciences!" (Oh pardon!), avant de confirmer mon propos. J'ai pu constater que les programmes d'histoire, de géographie et de sciences n'avaient pas vraiment changé depuis... 13 ans.

Un simple souhait d'aller l'accompagner à l'école s'est presque transformé en réalité. Ce soir, au goûter: "tu sais, ennA, j'ai demandé à Sophie si tu pouvais venir et elle a répondu oui!". Moi sur le cul, le derrière: "non! Je n'y crois pas! Tu n'as pas fait ça tout de même". J'étais en proie au doute car Doudou a une soeur qui le fait beaucoup souvent de temps en temps marcher, alors... Très sérieux: "non, c'est vrai ennA, c'est d'accord. Tu peux venir à partir de lundi!".
C'est pour ça que désormais, je vais avoir moins de temps pour bloguer car je ne résiste pas à l'appel du tableau, des dictées et autres réjouissances scolaires. Je sais ce qu'il me reste à faire demain: aller faire quelques courses (comme acheter un crayon plume, ça fait des années que je n'ai pas écrit avec ce machin -là). Ah et au fait, il n'y a pas une expression toute trouvée pour cette chute? Un truc comme arroseur arrosé, machin bidule, non?

05 octobre 2008

Pubs ringardes

Lisa m'a gentiment tagué sur les pubs ringardes. Je ne suis pas parvenue à choisir une pub alors j'en ai sélectionné plusieurs.

On commence par tout nettoyer parce que papa et maman rentrent ce soir:


On continue avec les voleurs de couleurs:


Quand Belle prépare de la purée à la bête:


Et pour la fin, chéri-chéri, Alice Sapritch a trop sniffé de Jex Four:


Sur ce je ne taguerai pas 10 personnes parce que je n'ai pas autant d'amis sur la blogosphère c'est pourquoi je me contente de taguer JS, Lyly et Steph. A vous les filles!

04 octobre 2008

Nouvelle ère

Ou 15 raisons pour lesquelles je ne serai plus étudiante:

- je ne connaîtrai plus l'appel hebdomadaire du rail, entassée pendant quelques heures les vendredis & dimanches soirs.
- je ne dépenserai plus l'équivalent de bip euros pour des livres théoriques et critiques dont je n'ouvrirai même pas la première page.
- je ne me forcerai plus pour faire acte de présence lors de cours soporifiques: sur une promo de 15, on voit beaucoup plus vite les absents.
- pour moi, le jeudi soir ne sera plus considéré comme Ze night to go out mais redeviendra un soir usuel de la semaine.
- je n'aurai plus hâte d'être à la rentrée pour pouvoir essayer les nouveaux crayons dégotés durant l'été.
- je ne souffrirai plus de maux de poignet suite à une prise de note presqu'interrompue de plusieurs heures.
- je ne pourrai plus bavarder en cours et mater les nouveaux étudiants Erasmus.
- je n'aurai plus à supporter ni mon voisin musico s'essayant successivement aux vocalises, à la batterie, à la guitare et au cor, ni les coïts quotidiens de mon autre voisin. Ouais, j'étais gâtée.
- je n'aurai plus le réflexe de regarder mon portable en me disant que j'ai le temps d'aller faire un tour.
- je n'aurai plus à chaperonner l'ami expert en plans ou rencontres foireuses.
- méthodologie, problématique, partie, dissertation, rapport de stage, quitteront peu à peu mon vocabulaire.
- je n'aurai plus à chercher de petits boulots, à côté.
- je ne serai plus confrontée à l'affreux dilemme entre sortir ou bosser le dossier que je devais rendre la veille.
- je n'aurai plus à chercher d'excuses pour éviter d'entrer dans une B.U sous prétexte que.
- je ne serai plus une habituée de la douceur angevine, ni du palais universitaire.


J'ai reçu mes résultats, et je suis effectivement diplômée en sciences de l'information et de la documentation. Ces cinq ans se sont passés en quelques instants. Cinq ans de rencontres, de fous rires, de pseudo-liberté, de folies, de connaissances et de curiosités. Comme il y a plus de cinq ans, maintenant, tout est à (re)commencer. Je (re)pars dans une nouvelle direction.