28 septembre 2008

Sleeveface

Je voulais te montrer ma petite création pour le concours de Manu sur le sleeveface. J'ai longtemps fouillé dans les vinyls de mes tuteurs. Ils possèdent quelques pochettes mais beaucoup représentent des paysages, des trucs abstraits mais peu des portraits. Au final, j'avais le choix entre un vinyl de Maxime Leforestier méconnaissable (cheveux longs et barbe), un autre de Stone & Charden terriblement jeune et un dernier de Séverine, illustre inconnue d'un titre. J'ai donc choisi le dernier et demandé conseil à un membre de ma fratrie. En effet, il n'était pas trop évident que je me prenne en photo toute seule. Aidée par des conseils tels que:"penche la pochette vers ta droite!", ou "adopte la même position qu'elle" ou encore " bouge plus! Merde, tu as bougé! Faut la refaire!".
J'ai ensuite mis la photo en noir et blanc pour que ça fasse plus vrai. J'y ai pensé au dernier moment que c'est chez mes grand-parents qu'il doit y avoir toute une collection de vinyls aussi kitchs les uns que les autres.

Voici la photo:


26 septembre 2008

Monstre - [épilogue]

Echographie du monstre à environ 52 semaines

Sur la photo, j'ai dissimulé (comme j'ai pu) le nom de la chargée du suivi des recherches, je tiens à dire que j'ai vu cette personne trois fois. Je tenais à la remercier pour sa forte présence et son investissement conséquent auprès de gens comme moi. Saches, qu'elle a passé de merveilleuses vacances, cet été, en coupant portable et internet pour mieux en profiter.

A 11:30, je serai dans la salle d'accouchement face à 3 personnes qui préfèrent que je les appelle jury et je tenterai de les convaincre de plusieurs choses:
- comment j'ai cohabité et comment j'ai supporté mon monstre pendant un an
- pourquoi la gestation m'a prise plus de temps que prévu
- en quoi les qualités de mon monstre peuvent m'amener au diplôme de fin d'études
et tout cela en 40 minutes.

A 11:30, je serai partagée entre la trouille et la délivrance. A 12:15, mon monstre mettra fin à cette cohabitation d'un an et pourra me rendre alors ma liberté, à regrets, j'en suis sûre. Il retournera ennuyer quelqu'un avec plus ou moins adresse en se tapissant discrètement dans les rayons de la bibliothèque universitaire et en surgissant d'ouvrages scientifiques mélangés à un peu de cellules grises.
A l'heure où tu liras ce message, je me serai définitivement débarrassée de ce monstre et n'en serai que plus légère.
Je pourrai alors tourner la page et te quitter définitivement, du moins pour l'instant.

20 septembre 2008

Gossip Girl

ou comment perdre son temps.
ou comment s'endormir tranquillement devant son écran.
ou comment aller aux toilettes, se préparer un sandwich sans se sentir obligé de mettre sur pause.

Grâce à ces trois merveilleuses propositions, tu auras cerné mon avis sur cette série.
Alors, oui, j'ai lu un peu partout sur la blogofille que cette série était en gros démentielle, supra-méga-giga cool à regarder et qu'il ne fallait surtout pas rater notamment la diffusion sur téfun. Et moi évidemment, juste pour faire mon intéressante et casser les avis plus que positifs sur Gossip Girl, je n'ai pas aimé et je m'éclate plus à regarder Lolo me remercier d'avoir suivi son journal sur Francedeux.
Pourtant, Gossip Girl avait de quoi m'attirer, étant donné que Josh Schwartz est l'un des créateurs de la série. Le même Josh Schwartz qui avait créé et qui était scénariste sur feu the O.C/Newport Beach. Je fais un bref rappel pour ceux qui ne connaîtraient pas. The O.C est un peu dans le même genre que Gossip Girl: les aventures sentimentales et pleines de drama de jeunes gens riches sur la côte californienne. La ressemblance s'arrête là puisque the O.C avait le mérite d'avoir des personnages charismatiques, se moquant eux-mêmes de ce qu'il leur arrivait, en gros, un soap-opera s'amusant avec les ficelles du genre.
Là, on se retrouve au sein de l'élite New-Yorkaise guidé par une narratrice omnisciente, Gossip Girl qui relate les histoires scandaleuses, de coeur et de cul de tout ce beau petit monde.
Les personnages principaux, en ce qui concerne les teenagers, sont au nombre de cinq:
- Serena van der Woodsen
- Blair Waldorf
- Nate Archibald
- Dan Humphrey
- Jenny Humphrey
- Chuck Bass
Je ne sais pas ce qui c'est passé au casting mais alors, c'est formidable, ils sont tous beaux et semblent être de véritables icônes de mode, enfin, pour la plupart. Et puis qu'est-ce qu'ils font vieux!!! Et ils sont sensés jouer des adolescents de 16 ans? Pour ma part, ils ne me paraissent pas crédibles une seconde et j'ai eu du mal avec cet écart entre leurs tronches et l'âge des personnages qu'ils jouent. Ils changent de tenues toutes les dix minutes et les filles aiment beaucoup les serre-têtes et autres gros bandeaux à noeuds-noeuds.
Si tu as le temps, je vais casser les personnages un par un. Pourquoi casser? Parce que j'adore ça et aussi parce qu'aucun personnage ne m'a paru charismatique.

Serena van der Woodsen: avant, elle avait une attitude de fille trop rebelle, en sortant, buvant, nickant et sniffant tous les soirs. Suite à un drame dévoilé à la fin de la saison (tu as vu que j'ai du respect pour toi, je ne dévoile pas la fin), elle revient à New-York complètement changée. Serena est le prototype de la blonde dans toute sa splendeur. Pas la blonde nunuche, quoique mais plutôt la blonde, pure, gentille, douce, attentionnée envers n'importe qui même envers des gens qui lui font des crasses. La bonne poire qui pardonne tout!

Blair Waldorf: face à la blonde, on a le droit à une brune qui est forcément beaucoup plus garce et prête à tout pour arriver à ses fins. La saison est ainsi émaillée de conflits entre la blonde et la brune. Il faut dire aussi que Blair est une sacrée looseuse quand il s'agit de coucher avec son copain. Pendant plusieurs épisodes, elle va user de tous les stratagèmes pour l'inviter dans son lit mais son copain a d'autres soucis en tête. Et pendant ce temps-là, je me suis ennuyée.

Jenny Humphrey: un autre exemplaire de blonde mais qui verse plutôt dans le côté nunuche et niais. C'est la petite fille qui est pauvre mais qui veut ressembler à ses "amies" riches. Comme elle n'a pas de personnalité, elle mime toutes les us & coutumes de ces personnes. Elle va même jusqu'à s'endetter pour enfiler une robe de couturier lors des soirées mondaines. Rien d'autre à ajouter car il n'y a pas grand chose à dire sur ce personnage.

Donc pour le moment, j'espère que tu as compris la symbolique des protagonistes féminins: Serena, la blonde qui est gentille et tout et tout et Blair, la brune qui est méchante, bouh! la vilaine! Je ne t'ai jamais dit que Gossip Girl était compliqué à comprendre.

Passons aux mecs qui ne rattrapent pas les personnages féminins, malheureusement:
Nate Archibald: alors lui, c'est l'exemple du type fils à papa qui n'ose affirmer ses choix. En gros, ce sont ses parents qui lui disent où il ira étudier plus tard, avec qui il doit sortir. Et ça ne le dérange pas plus que ça car il ne s'en plaint pas vraiment. Il a beau sortir avec Blair, il kiffe la poire blonde. Durant toute la saison 1: il s'amuse à quitter Blair, à se remettre avec elle, quitter Blair et se remettre avec elle, quitter Blair (ah je l'ai déjà dit ça?). Un véritable manège amoureux. Bref, il a une vie passionnante.

Dan Humphrey: il incarne le garçon pauvre et accessoirement le looser de service. Il fantasme sur Serena depuis qu'il est en âge de fantasmer sous prétexte qu'elle l'a salué lors d'une soirée. Depuis, il n'en peut plus de sa vie et rêve de sortir avec elle. Ses voeux seront exaucés. Bien sûr comme il est pauvre, il n'est pas populaire. On ne peut pas tout avoir non plus! Néanmoins, il se rassure dans sa virilité en jouant le frère hyper protecteur avec Jenny.

Chuck Bass: je garde le meilleur pour la fin. A côté de tous ces acteurs qui semblent tout droit sortir d'un magazine de mode, il est l'exception qui confirme la règle. En effet, l'acteur qui joue ce personnage est assez moche (mais qu'est-ce que c'est que ce nez?). Comme le trait n'est pas du tout forcé dans Gossip Girl, je peux affirmer qu'il est moche parce que c'est un peu le méchant, l'antihéros tu vois. C'est le manipulateur de service, le genre de type qui fume des joints en noeud papillon pastel, la classe avant tout!
Je te montre quand même quelques photos, histoire que tu appréhendes un peu mieux son look vestimentaire. Attention au choc de la rétine.

Nous avons ici le droit à un charmant gilet rose pastel avec pied de poule sur le devant.

Ici, Chuck porte un autre gilet avec des requins ou des dauphins (je sais pas trop, à vrai dire) tricoté par Maman et offert à son dernier Noël.

Je te le montre de dos aussi parce que c'est tout autant superbe.

Chuck est aussi un vrai modèle d'élégance quand il porte ce magnifique manteau couleur carotte ou couleur DDE, comme tu veux.

Là, il a la nostalgie du cirque en portant le manteau de Mr Loyal.

Le meilleur pour la fin. Bon, il n'est pas au premier plan mais ça ne signifie pas pour autant qu'il passe inaperçu. Regarde-moi ça: un pantalon jaune poussin assorti à un gilet violet. Comme quoi, on peut être plein aux as à 16 ans et avoir des goûts de merde en matière de look.

Gossip Girl est la série où tout est prévisible, le fil de l'histoire, les réactions des personnages. A travers 18 épisodes, j'ai eu le temps de développer de magnifiques dons de devin. Je me suis même demandée si je n'étais pas sortie avec les scénaristes dans une autre vie. Je peux te dire que savoir tout d'avance, c'est fatiguant, c'est déprimant et du coup (et c'est pour ça) que je me suis ennuyée beaucoup même. Et les histoires avec les adultes (je t'épargnerai cela) sont aussi gnan-gnan. Dans la catégorie je-sais-pas-ce-que-je-veux-et-je-sais-pas-qui-choisir-entre-Alison-et-Lili, je décerne la palme au père de Dan et de Jenny, Rufus (ça c'est du prénom) qui le mérite largement.
Pour mettre fin à cette tartine sur Gossip Girl (t'ai-je perdu?), je dirai que c'est trop drama, trop fifille et trop prévisible. Le fait qu'il n'y ait aucun personnage auquel j'accroche vraiment ne m'incite pas à voir la suite, parce qu'il paraît qu'il y a une saison 2 en cours. Mais dis-moi, pour raconter quoi?

14 septembre 2008

Blog Awards


Pour l'occasion, j'ai enfilé une robe de soirée que je n'ai pas, je me suis coiffée correctement et me suis maquillée pour une fois. Juchée sur mes chaussures de madame, je parviens finalement jusqu'au pupitre après un chemin laborieux et une démarche peu assurée.
Silence de la salle.
J'ouvre nerveusement mon papier où sont notés à la va-vite quelques notes. Je bredouille: "Je suis très heureuse d'avoir reçu cette récompense d'autant plus que mon blog n'existe que depuis quelques mois."
Je continue: " Je tiens à remercier Marinette pour sa sympathique appréciation de l'ironie du sort. Je remercie aussi également mes habitué-e-s qui viennent commenter régulièrement et qui me donne envie de continuer ce blog. Merci aussi aux visiteurs discrets qui préfèrent rester dans l'ombre. Ce billet est aussi pour vous. N'hésitez pas à venir vous présenter."
Je termine: "C'est à mon tour de citer six blogs qui méritent à mes yeux ce prix. J'ai voulu mettre en lumière des blogs peu connus et surtout peu ou pas connus de mes fidèles lecteurs."

  • Kro: Son blog est peut-être le premier blog que j'ai lu et auquel j'ai accroché. Cela m'a donné envie de plonger dans la blogosphère. Parlant de ses études, de sa Bretagne, de son boulot, j'aime beaucoup la simplicité et la spontanéité de son ton.
  • JS: une personne que j'ai eu la chance de rencontrer IRL. Son blog est conçu de différentes parties comme le hall d'entrée, le grenier, le salon... Une manière originale d'attiser la curiosité du visiteur qui arriver pour la première fois chez elle et de redonner toute la valeur du chez-soi pour un blog. Finalement, on s'y sent bien et on a envie de revenir.
  • Cremlystella: une fille qui me fait beaucoup rire. Dans les articles, elle s'applique à démonter les trucs de modasses, les trucs les plus hype. Sa franchise et son humour en font un blog sympathique à lire écrit par une fille qui ne se prend vraiment pas au sérieux.
  • Alice: un blog un peu plus sérieux avec de nombreux billets sur la condition féminine. Il m'a permis de m'ouvrir à cette thématique que je ne côtoyais pas d'habitude. Elle semble maîtriser parfaitement ce sujet-là car ces billets sont toujours très pertinents et posent les bonnes questions sur les conditions des femmes.
  • Steph: elle vit en Allemagne depuis plus une dizaine d'années avec son mari. Un blog qui me plaît par la longueur des billets car quand Steph écrit, elle ne fait pas semblant et ce n'est jamais ennuyeux. Elle raconte son quotidien en Allemagne, son boulot, son projet d'avoir un enfant, ses coups de coeur, c'est peut-être tout simple mais cela suffit à me faire revenir.
  • Soph': blog d'une illustratrice qui parle des contrariétés de sa vie quotidienne par le dessin. Le trait me plaît beaucoup et la catégorie to be geek or not to be est hilarante et parfaitement juste.