22 août 2008

Tapas

Et dire que Blandine est partie en Espagne… Je t’avoue que je n’ai jamais posé le pied sur le sol espagnol et que je ne parle pas du tout la langue ibérique. J’ai fait le test de connotation avec l’Espagne. Tu sais, le genre de test que quand tu dis un mot, il faut répondre par plein d’autres qui t’évoquent ce mot, justement. Ai-je été claire ?

Alors moi quand on me dit Espagne, me viennent en tête :

Madrid (normal, la capitale)

Barcelone (normal, l’auberge espagnole, blablabla)

Alicante (j’ai de la famille là-bas, éloignée certes, mais famille quand même)

Corrida (en voilà encore un truc que je ne comprends pas)

Andalousie

Tortilla

Soleil et chaleur (des trucs que je ne connais plus depuis mai-juin, au moins !)

Costa Del Sol

La Sagrada Familia (merci à mes cours d’histoire de l’art)

Guernica (un peu glauque)

Salvador Dali (un génie)

Flamenco (olé !)

Pedro Almodovar (un peu malsain, le mec)

Lucia Etxebarria (ces bouquins sont géniaux, jettes-toi z’y dessus !)

Et je pourrais continuer là-dessus pendant des heures et des heures. Mais je vais m’arrêter là et me pencher sur un de mes pêchés mignons qui est typiquement espagnol :

LES TAPAS !!!!

Oui, je sais, je suis très forte pour te parler de spécialités culinaires et espagnoles de surcroît sans jamais être entré dans un bar à Tapas. Je te dit que Blandine, elle a intérêt à se plonger dans la gastronomie locale.
Comment t’expliquer tout l’amour que j’ai pour les tapas ? Je pourrais commencer par te dire que j’affectionne particulièrement les tapas de moules (à l’Escabèche), de calamars (à l’américaine et pas à l’espagnole pour le coup), de poulpes à la marinade et autres calamars à l’encre…


Oui, tu as bien lu : poulpes, le truc avec les grosses tentacules pleines de ventouses. ça donne envie, hein ? Eh ben moi, ça ne me fait pas peur. Je les dévore une à une (les tentacules). J’adore sentir la texture caoutchouteuse sous mes dents…Mes expéditions lyonnaises riment avec poulpe à la monégasque (une tuerie) et calamar à la méditerranéenne (une tuerie aussi). Et me demandent pas de choisir entre les deux. C'est horrible, rien que de l'écrire, j'en salive! Non, non, ce ne sont pas des spécialités lyonnaises pourtant, mais il n'y a que là-bas que j'en mange et il est hors de question qu'ils n'atterrissent pas dans mon assiette, sinon je suis pas bien. luI sait de quoi je parle.
Je t’avouerai que j’ai plus tendance à me jeter sur une boîte de calamars dans leur encre lors de déprimes que sur un pot de Nutella. Le seul souci, c’est que les boîtes sont plus petites et que donc, il m’en faut plus d’une pour calmer ma crise. Ils se mangent en pic, et disposés dans une petite coupelle. Pfff, je ne m’embête pas à ce point là. C’est limite si je les déguste pas à même la boîte et à la cuillère.
J’aime tellement ça que je pourrais en manger jusqu’à en devenir malade. Pire que le chocolat ou les bonbons, si si, je t’assure.
Bon, je crains de ne pas t'avoir convaincue mais les tapas ne se résument pas à poulpes, calamars et autre bébêtes à tentacules. On a aussi le droit à des poivrons farcis, des olives, du fromage, du jambon fumé. Je pense que les tapas peuvent contenter tout le monde, à condition de ne pas être difficile, cela va de soi.

Ah, aussi, il faut que je t'avoue quelque chose : j’ai accepté d’écrire ce billet uniquement en échange de cinq kilos de petites boîtes de calamars et de poulpes. Nanméo ! Tu crois quoi, toi ? J’espère que Blandine arrivera à tout caser dans ses bagages.

15 août 2008

Stand-by

Vu la conjoncture économique, le temps qu'il fait et la couleur de mon nouveau sac à main, je vais être dans l'obligation de te dire au revoir pour un moment indéterminé. Plus sérieusement, je vais accoucher d'un monstre dans peu de temps. Oui, dit comme ça, ça peut sembler bizarre. Je sais que c'était prévu pour juin mais comme Dame Procrastination est mon amie... Et comme la gestation me prend beaucoup de temps (plus que prévu), je serai beaucoup moins présente sur tous les blogs que je suis fidèlement. De plus, parce que sinon, ça ne serait pas drôle: Pépère a été victime de ce monstre puisqu'il est HS à l'heure qu'il est. Je te laisse imaginer dans quel état je suis: une blog-holic sans son lap-top, c'est vraiment badant!
Avant de partir, j'ai fait quelques modifications: j'ai ajouté un nouveau formulaire de commentaire, un compteur du nombres de billets et commentaires et un top five des plus bavardes. J'espère que ça te plaît. Quelques billets sont néanmoins prévus et de gentilles Vibettes se sont proposées pour la semaine du 3 au 10 septembre. Mais il reste encore de la place!
Enfin, tu sais où me joindre. J'espère que tu ne m'en voudras pas et que tu me guetteras du coin de la souris dans ton Netvibes & Cie.

08 août 2008

Sac de plage

Je ne savais pas qu'il y avait un tag à ce sujet. J'avais déjà l'idée de poster ce billet depuis quelques semaines. Aujourd'hui, je te déballe mon sac... de plage.

Alors qu'il y a-t-il dedans?

Deux serviettes de bain: une grande pour moi et une petite (pour le temps qu'il reste dessus) pour Doudou.
Deux produits solaires: un lait haute sécurité indice 30 pour enfants au reishi végétal et une crème solaire - protectyl végétal indice 30 format pocket. Tous deux venant de chez Monsieur Caillou. D'habitude, je préfère le spray à la crème à tartiner à étaler mais cette année, je n'ai pas trouvé grand chose en spray. Donc, je fait avec.
Un livre: au moment où la photo a été prise, je lisais Flic de Bénédicte Desforges. Maintenant j'ai rejoins l'univers de Jonathan Tropper où Tout peut changer.
Un paquet de mouchoir: pour moucher le nez de Doudou quand il sort de l'eau. Oui d'accord, pour moi aussi, ça m'arrive.
Mon téléphone portable: certaines l'ont baptisé Talkie-Walkie. C'est vrai qu'il est gros, qu'il est un peu vieux aussi et qu'on ne peut que téléphoner avec.
Un étui qui contient mes lunettes de soleil.
Mon jeu de clés qu'on ne voit pas sur la photo.
Les chaussures que je mets pour aller à la plage sont toujours les mêmes. Oui, j'ai le luxe de dire que j'ai des chaussures de plages. J'aime beaucoup cette paire de sandales que j'ai acheté il y a au moins de 3 ans mais qui ne sont plus très belles car abîmées et usées. Alors je les recycle en chaussures de plage.
Les jeux de plage que je ne mets pas dans mon sac mais que Doudou porte à la main: un seau, un râteau, une pelle, plusieurs moules et un petit ballon. D'ailleurs, je songe sérieusement à m'autoproclamer reine des pâtés de sable de par ma longue expérience. Si ça t'intéresse, je peux t'envoyer la recette d'un pâté de sable réussi. Ou mieux en faire un billet.

01 août 2008

Rince-doigts

Quand on se fait inviter au restau, la moindre des politesses est de ne pas refuser. Enfin, il faut que plusieurs facteurs soient réunis:
- qu'il n'y ait plus grand chose dans le frigo
- que ledit restau soit (ou pas) une crêperie
- que ce soit la saison des moules
- que tu adores les moules en particulier celles qui sont à la marinière et qui sont servies avec des frites. Mais ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui.
L'autre jour, tous ces facteurs étaient réunis, ça tombait trèèès bien. Comme d'habitude, je commande à la serveuse mielleuse, une portion de moules marinières et un bol de frites. Tout ceci servi avec du pain et du beurre et le fameux rince-doigts.
Rince-doigts très utile quand on mange avec ses mains. Rappelle-toi, je suis provinciale et quand je goûte tout ce que la mer nous donne, les fourchettes, couteaux, cuillères deviennent alors inutiles. Je mange à même la gamelle, avec mes mains. Et à la fin de ce succulent repas, le rince-doigts m'apparaît comme une évidence et comme la solution temporaire et provisoire pour tenter d'enlever la délicieuse odeur marinière qui parfume mes mains. Provinciale peut-être mais une fille avant tout: je n'ai pas à avoir de mains qui puent la moule. Et c'est là que le rince-doigts entre en scène.
Inutile de faire un cours sur l'apparence d'un rince-doigts. On en a tous vu, je pense. En général ils ressemblent à une petite lingette et sont parfumés au citron. Me demande pas pourquoi. Peut-être parce que le citron, ça plaît à tout le monde. Oh! Et puis c'est pas le sujet!
Tiens, voilà une photo de l'emballage:

Comme il est ouvert, tu en déduiras que je m'en suis servi. Et puis mon rince-doigts est parti rejoindre mes coques de moules vides. Et c'est là qu'on entre dans le vif du sujet. La serveuse tarde à revenir nous desservir et la discussion à la tablée ne me passionne pas plus que toi. Doudou me lance un: "regarde ennA, il y a marqué huile de castor!". La première pensée qui me vient à l'esprit est: "mais qu'est-ce qu'il raconte??". Mon regard vient se perdre sur le morceau de l'emballage et se pose sur les ingrédients:

Hydrogenated Oil Castor. Alors sur le coup, je peux te dire que j'ai eu peur, très peur! Premièrement parce que Doudou était bilingus et ça à 8 ans et sans faire de voyages linguistiques chez les anglos-saxons, c'est très fort! Deuxièment, j'ai pas réfléchi du tout et j'ai compris de l'huile de castor hydrogénée. Whoa! les fabricants de rince-doigts sont balèzes pour mettre de l'huile de castor hydrogénée dans un rince-doigts parfumé au citron. J'imaginais déjà à quoi pouvait ressembler de l'huile tout court de castor et comment cela pouvait se passer. On pressait le castor pour en extraire l'huile? On brossait ses poils pour récupérer l'huile? Un grand mystère venait d'apparaître dans ma tête. Malgré ce trouble, je suis parvenue à manger mon dessert: une crêpe aux morceaux de pêche et à la glace à la vanille pour tout savoir. C'est sur le chemin du retour, qu'une ampoule s'est allumée subitement. Arrivée chez moi, je me précipite sur le dico anglais-français et découvre avec soulagement ce que voulait dire castor en anglais. Alors? Oil castor means in french huile de ricin! Voilà un poids en moins, je peux dorénavant continuer à utiliser des rince-doigts sans avoir l'image d'un castor dans une presse à huile! Non mais c'est vrai quoi, pauvre Père Castor!

Et tu as le droit de te moquer! Les commentaires sont faits pour ça.