28 juillet 2008

Rituels de plage

Première plage, il y a quelques jours. Oui, je sais, je ne suis pas spécialement en avance. Rapport au temps peu estival et à mon appréhension pour le soleil. Mais entendant de toute part que je ressemblais à un yaourt nature, que je faisais maladive ou au choix que j'étais trop blanche et que ce n'était plus possible, j'ai finalement cédé.
J'habite à 500 m environ de la mer. Ce qui se fait à pied (c'est plus agréable) et en 10 mins (rapide en plus).
Alors, j'ai plusieurs rituels quand je vais à la plage, d'abord, je vais toujours au même endroit. A côté du premier poste de secours pour mater les MNS cuits au soleil me tenir au courant de la température de l'eau et de la plage, rapport si l'eau n'est pas glacée et si je ne vais pas griller instantanément sur ma serviette. Ce jour-là, l'eau était à 18°C (mon minimum si je ne veux pas me transformer en glaçon) et l'air à 26°C.
Mon deuxième rituel ne jamais arriver avant 16h. Eh oui, j'obéis à Miss Météo, je suis sage et inflexible sur ce critère-là. Je ne plaisante pas avec le soleil, nanmého!
Auparavant, en étalant ma serviette, je veillais à ne pas mettre un seul grain de sable, sinon, ça m'énervait. Avec l'âge, je deviens plus indulgente et je m'en fous. La phase de tartinage a eu lieu à la maison, à l'abri des regards indiscrets pour ne pas choquer la masse publique.

S'en suit l'étape dit du goûtage! Je vais goûter l'eau. J'adore cette expression comme si j'apportais à la plage plusieurs verres et que je buvais un p'tit coup avant d'aller nager. Nan, je vais goûter l'eau avec mes pieds. Je sais, je suis une fille très spéciale! L'étape du goûtage se fait parfois attendre car quand la marée est basse, il faut marcher, marcher et marcher. Au contraire de Doudou, je m'applique à écraser les tortillons laissés par les arénicoles sur le sable mouillé.
Un autre rituel: qu'il y ait marée basse ou marée haute, je vais me baigner. Contrairement aux habitants de Snob-Town, la marée basse ne me dérange pas du tout. Je fais avec.
L'immersion du corps dans une mer à 18°C peut prendre quelques minutes et n'est en aucun cas immédiate. Doudou m'a déjà devancé. Lui, ça ne prend que quelques secondes. Le fou!
Quelques petites longueurs pour faire style je me dépense un peu. La plupart du temps, quand il y a des vagues, je m'amuse comme une gamine! Je sais faire le poirier et la roulade avant sous l'eau. (pas de photos, libre à toi de me croire ou non!). Quand Doudou claque des dents et a les lèvres légèrement violettes, il est temps de sortir de l'eau. Après, on passe à la délicate étape du grill sur la serviette. Il faut retourner le steak régulièrement sinon il risque de carboniser. Sur le ventre! Sur le dos! Sur le dos! Sur le ventre! Doudou est déjà parti jouer avec ses camarades rencontrés par hasard. A ce moment-là, je dégaine mon livre (autre rituel) et je me mets à lire en bronzant. Parfois, j'ai le droit à une deuxième séance-baignade, c'est selon les humeurs. Puis une deuxième séance de grill. Et c'est plus tard que j'ai constaté que je ne bronzais plus ni des jambes, ni des cuisses. Gros choc! Elles ne deviennent pas rouge, elles restent terriblement blanches.
Il est temps de rentrer. On passe par l'étape épouillage des pieds avant de se rechausser. Et c'est parti! C'est sans compter tomber sur Mémé Guignol, un personnage de Beach-City. (Toujours pas de photos, désolée). Mémé Guignol n'a plus d'âge, c'est pour ça qu'elle se fait appeler Mémé Guignol. Lors de la pleine saison, elle anime tous les soirs un théâtre de marionnettes. Armée de sa cloche, elle fait la promotion de son spectacle en arpentant le remblai.
Dernier rituel, après la douche de rigueur, je jette un coup d'oeil à mon dos dans la glace (sans miroir, c'est plus compliqué!) espérant de ne pas avoir chopé la maladie de l'écrevisse. Ouf! C'est bon pour cette fois!

22 juillet 2008

Interview sur la danse

Sur la danse? Oui, j'ai un avis sur la question même si je n'y connais pas grand-chose. Je me suis soumise au jeu des questions. Cette fois-ci, ça se passe chez Julie où l'on parle de danse au cinéma. Vas-y faire un tour! Car mine de rien, c'est intéressant même quand on y connaît rien.

18 juillet 2008

Action!

Il y a quelques semaines de cela, un événement s'est produit à Beach-City. Nan pas l'invasion des estivants! Nan pas le début de la pleine saison officialisé par le premier élu de la ville lors d'une cérémonie solennelle!
Mais plutôt un tournage! Oui, un tournage! A Beach-City! Comme on dit dans le jargon cinématographique, un tournage d'un court' (métrage). Faut que je te dise, que j'étais au plus près, que je faisais partie des coulisses, que dis-je, du bonus dans les DVD - j'adore les bonus dans les DVD - car une très bonne amie faisait partie de l'équipe du tournage. Elle jouait le rôle de larbin appartenait à la régie et était accessoiriste. Tu sais ce que c'est la régie sur un tournage? Ce sont les larbins: ils vont chercher les acteurs à la gare, ils repèrent les lieux, ils gèrent tout ce qui est logistisque. Cilcé (mon amie) faisait tout ça à la fois! En plus de trouver des plumes et des bandeaux d'indiens ou un chargeur de portable pour l'un des acteurs principaux. Et là tu te demandes, qui pouvait bien jouer dans un court' dans une ville comme Beach-City. Et je te réponds François Morel et d'Olivier Saladin. Qui ça? Deux ex-membres des Deschiens. Qui ça? Eh bien, ton cas est désespéré et je ne peux plus rien faire pour toi!
Ce court' intitulé Looking for Spielberg raconte l'histoire de deux comédiens au creux de la vague qui apprennent que Steven Spielberg passe ses vacances à Beach-City où il y écrit ses scénarii. Ils décident donc de s'y rendre pour le retrouver et le convaincre de les laisser jouer dans son prochain film. Sympa, non?
En plus d'aider Cilcé à trouver un chargeur pour téléphone portable, et d'autres accessoires, j'ai fait figurante. Figurante courageuse. Oui courageuse - quand on connaît mon amour pour les aurores - pour se lever à 7h du matin et être prête à tourner 3/4 d'heure plus tard.
Accueillie par Miré, le responsable des figurants, j'ai eu le droit de prendre un thé avec croissants tous chauds avant de tourner. Puis direction les Halles! Bonjour l'odeur des crustacés, des coquillages, du fromage et de la bidoche mais je n'avais pas l'humeur nauséeuse. L'assistant-réal'(isateur) nous explique comment ça va se passer et ce que l'on doit faire. Première scène: je suis en arrière-plan occupée à naviguer entre les étals, je dois faire style que je m'intéresse à des moules et à des araignées (de mer). D'autres figurants jouent avec François Morel et Olivier Saladin. Durant les temps de pause, on discute avec les conchyliculteurs (tu as vu comme je te balance du mot intelligent?) assez curieux par cette intrusion de gros spots lumineux, de caméras et de clap so inhabituelle. L'assistant-réal' vient me dire que je suis qualifiée pour le deuxième tour. Deuxième scène: il n'y a que les acteurs principaux qui jouent. Je suis réquisitionnée pour bloquer l'allée et empêcher les gens de passer. Il y en a qui trouvent encore à râler, qu'ils ne peuvent pas acheter leur poisson tranquillement. Passons!
Pause générale de 30 minutes car ils changent de plan. Il faut donc changer la caméra et les spots de place et faire quelques réglages.
Troisième scène: il n'y a que des figurants, on est une dizaine autour d'un étal de primeur. On doit faire style qu'on achète des fruits et des légumes et puis lors d'un bruit précis on doit se tourner vers la caméra en faisant un regard neutre. Puis noir. Ah, ça je sais faire!Le réal'(isateur) crie plusieurs fois pour créer un effet de surprise et donc de silence, ce qui fonctionne plutôt bien. Tout le monde dans les Halles se retourne vers lui et donc vers la caméra. Des figurants malgré eux!
Puis dans un sourire impeccable, l'assistant-réal' vient nous remercier et nous dire qu'on a été "trop filmés" et qu'on est libre maintenant! Il est 11h15.
N'ayant pas osé dégainer mon APN ce jour-là, je suis retournée le lendemain sur les lieux du tournage et j'ai pris quelques photos et fais une vidéo.


Et puis une vidéo:
Je me rends compte que je ne serai jamais réal' car je suis super bien placée derrière un poteau.


Le court' ne passera jamais à la télé car il s'agit pour le réal' de faire ses preuves auprès de la maison de production pour un long' (métrage). Si jamais ça marchait, la petite vie tranquille des habitants de Beach-City serait à nouveau bouleversée . Il paraît que le réal' est fan de Beach-City! Il y aura une projection à la salle des spectacles au mois de décembre. J'ai hâte de voir ce que ça donne. Et tu es cordialement invité(e)!

11 juillet 2008

Bobital

Le week-end dernier, j'étais à Bobital pour le festival Terre Neuvas. Un passage éclair car j'assistais qu'aux concerts du samedi soir. La vérité c'est que j'ai joué à la samaritaine en accompagnant une très bonne amie voir son groupe culte The Verve. Mais si tu sais, The Verve, Bitter Sweet Symphony, le générique de fin dans Sexe Intentions. Ah ça revient? Bon.
Armées d'un itinéraire et de boîtes de gâteaux et au volant de ma Didine, nous voilà parties! On a trouvé facilement le lieu du festival car le balisage était repérable mais alors après pour se garer... ce fut une autre histoire. L'entrée du dernier parking où il y avait de la place était aussi petite que l'entrée de mon jardin, ce qui fait que je l'ai loupé et pas moyen de faire demi-tour! La galère!
Nous nous sommes ensuite rendues sur le lieu-même du festival.
Comme dans tout bon festival (et Bobital n'a pas dérogé à la règle), j'ai retrouvé mes spécimens:

Le Monsieur-j'aère-le-haut-de-mon-postérieur-quand-je-suis-assis. Mais aussi, les personnes bourrées dès 8h du matin (véridique) et les mecs (comment dire) qui aiment toucher les personnes devant eux.
M'enfin le but c'était de le voir lui:

Richard Ashcroft aka le chanteur des Verve. Richard Ashcroft qui s'est montré d'humeur coquine en portant plusieurs masques durant le concert, à moins qu'il n'assume pas sa beauté dans sa mocheté. Oui, oui, Richard Ashcroft est tellement moche qu'il en devient beau. Cherche pas, c'est un concept né de plusieurs verres.
Perso, je ne connaissais pas The Verve (à part deux chansons) et j'avais peur de m'ennuyer et que le concert soit un peu gnan-gnan. Je n'ai pas regardé l'heure une seule fois. J'ai donc été agréablement surprise par les morceaux énergiques et le déhanché so sex de Richie. Oui Richard Ashcroft ne se contente pas de chanter mais en plus il danse et il fait des moulinets avec son micro à fil.

Et en plus là d'où j'étais, j'ai pu faire des photos potables. Le concert d'une heure et quart nous a laissé avec les oreilles bourdonnantes. On est rentrées le lendemain matin. Une, ravie car elle avait vu son sex-symbol (je sais, elle a des goûts bizarres) et l'autre surprise et contente d'avoir passé une bonne soirée.

07 juillet 2008

Paradoxes balnéaires

Ce billet sera publié chez Manu le 12 juillet 2008.


Pour une fille qui habite au bord de la mer depuis qu’elle est née, je présente quelques paradoxes. Paradoxes qui ne se voient pas au premier abord. J’ai manqué quelques incontournables de n’importe quelle résidente de Beach-City. Des aberrations tellement aberrantes que je me demande si j’ai vraiment vécu ici. Attention révélations !!

J’ai beau habiter au bord de la mer, je ne suis jamais allée pêcher. Je n’ai jamais bravé les rochers pour aller traquer les coquillages avec ma petite épuisette au filet bleu, mes sandales en plastique et à paillettes (parce que je suis une fille). Je n’ai jamais fait partie de la fourmilière qui grouille sur les rochers lors des marées à gros coef’.

J’ai beau habiter au bord de la mer, je n’ai jamais posé l’orteil sur un bateau. Je ne me suis jamais aventurée en pleine mer. Mais, j’ai eu des cours de voile ‘intensifs’ du primaire au collège. Des cours de voile sur des catamarans. Tellement ‘intensifs’ que le concept batterie avec bâbord et tribord m’apparaît autant abstrait qu’une question de philo. Batterie était un moyen mnémotechnique pour distinguer la gauche de la droite. Moi, je suis ambidextre, alors la gauche de la droite…


J’ai beau habiter au bord de la mer, je n’ai jamais fait partie d’un de ses clubs de plage aux noms évocateurs (Club des Crabes, Club des Mouettes). Ces clubs ridicules sont remplis de joyeux bambins délaissés par leurs parents : une sorte de garderie de plage, qui sautent allègrement sur les trampolines et qui concourent pour le plus beau château de sable. (Par contre, j’aurai aimé sauter sur un trampoline).

J'ai beau habiter au bord de la mer, bien que je l'admire, je ne fantasme pas du tout sur le maître nageur-sauveteur.

J’ai beau habiter au bord de la mer, je ne suis jamais allée à la plage avec mes parents. Ma mère a la phobie de l’eau et mon père trouve ça ridicule de se montrer, de s’exhiber sous prétexte que c’est l’été. Eh oui, mes parents sont pas mal aussi dans l’aberration ! Je me rendais à la plage avec mes grands-parents qui, comble de l’absurde, ne savaient pas nager ! Petite fille qui adorait nager dans l’eau, j’étais vraiment entourée d’une équipe de bras cassés. J’ai quand même de bons souvenirs de plage. Mon frère et moi passions des heures dans l’eau. On détestait rester à griller sur notre serviette.

Aujourd’hui, mes grands-parents ont drôlement vieilli, mes parents sont toujours aussi frileux quant à l’expédition plage, alors, il reste la grande sœur qui emmène son Doudou. Pour que lui ait aussi des souvenirs de plage et qu’il ne dise pas à 20 ans passés : « j’ai beau habiter au bord de la mer, je ne suis jamais allé à la plage avec ma sœur. »

04 juillet 2008

Résultats du sondage

Il y a quelques jours se terminait le sondage que j'avais posté début juin. Je te livre ici les résultats et les commentaires qui vont avec!
Je remercie d'abord les plus courageux: eh oui répondre à une question c'est bien, répondre aux 4 questions, c'est mieux! Donc merci!
A la première question sur ton identité, cher visiteur, tu m'as répondu à 77% que tu es une fille parfaite et raffinée. 1% s'est montré honnête en avouant qu'il est un garçon qui assume de lire un blog futile. Bravo à toi, mon 1%! Par contre 19% de mon lectorat se demande si je suis de la police. J'ai deux hypothèses: soit ces 19% sont extrêmement pudiques, soit ces 19% sont des garçons qui n'assument pas de lire un blog futile. Le mystère reste entier!

A la deuxième question sur ton âge, cher visiteur, j'ai constaté que je n'avais pas d'adolescent boutonneux (0% de moins de 18 ans). En même temps, je ne m'exprime pas en langage sms et je ne dis pas kikou lol toutes les deux phrases... Bienvenue aux 59% de ma tranche d'âge, celle des 18-25 ans! J'ai un lectorat très hétérogène car vous êtes 18% sur les 25-30 ans, 14% sur 30-35 ans et 7% sur les 35 ans et+. (Tu vois Manu, tu n'es pas seule!)

A la troisième question sur le nombre de fois où tu viens chez moi. Je retrouve ta fidélité car 43% accourent dès que je poste un billet. 26% se permettent d'aller voir ailleurs mais ne m'oublient pas en venant une à trois fois par semaine. 8% vont franchement voir ailleurs et viennent quand il y a rien de mieux à lire, c'est-à-dire une fois par mois ou occasionnellement. Pour les 21%, il s'agissait de leur première visite. Par contre, je n'ai pas de fanatique parmi vous car personne ne vient ici tous les jours! ça me rassure, vous avez quand même une vie!

A la dernière question sur ce que tu souhaites pour les prochains mois. 50% ne se sont pas mouillés en me disant: "ne change rien ennA, c'est parfait ici!" 37% veulent plus de billets drôles (quoi, on ne se marre pas assez chez moi?). 31% sont des petits curieux car ils veulent plus de billets sur mes goûts personnels. 18%, enfin, souhaitent plus de photos (il n'y a pas assez d'illustrations?). Personne n'a voulu de billets sérieux et je t'en remercie!