31 janvier 2008

Wrong Line

Parce que la fleur tatouée m'est curieusement familière

Après un faux départ, il y a toujours un deuxième départ. Alors, aligne-toi. Voilà.
Moi, je suis au couloir un, juste là, à tes côtés.
Allongés dans cette douche à damier,
Un baiser aurait suffit à nous emporter
L'ivresse aboutie, la comédie finie,
Les langues se délient, oh oui

Un bustier noir volé au grand magasin
Le tourniquet de la cuvette en main
Les doigts dans ma bouche, ton sein
Collé contre ma nuque, oh oui
Ce soir là tu m'as dit je t'aime toi la fleur tatouée

Attrapée juste avant de s'envoler
Par un garçon pêcheur trop bien attentionné
Volant au gré des voix
Elle ne regarde plus vers moi.

La peur de m'aimer,
De passer à côté de sa liberté
Impossible d'ignorer les garçons acidulés
Mais que fait la jolie fleur tatouée?

Ce soir dis-moi juste si tu m'aimes encore un peu.

Mais vraiment quelle envie cette idée de rester?
A la lecture de tes pensées, j'aurai du décamper
A quoi bon mesurer quelle dose d'amour s'était évaporée?
Tout ça pour s'oublier

Une semaine pourtant violemment fusionnelle
Au volant d'une Mustang je nous voyais déjà tout plaquer
D'East Village à Bahia, de l'Arizona au Nirvana,
Après un faux départ, il y a toujours un vrai départ

Elle me croit parfait mais mon dieu qu'ai-je fait pour mériter ça,
Si fragile en l'état, au plomb sans super, rien de tout ça n'est moi.

Pourtant je voudrais panser tes plaies cajoler ton âme, chérir ton passé,
Le voir s'écarter pour que de ta vie libérée
Tu profites sans être emprisonnée
Que fait la jolie fleur tatouée?

Après un faux départ, il y a toujours un deuxième départ
J'ose y croire.

Agoria, Wrong Line


28 janvier 2008

Instit'

Aujourd'hui, retour à l'école primaire! La même que j'ai fréquenté et que j'ai quitté il y a plus de 10 ans (pfff, ça ne me rajeunit pas!!). Mais un retour de l'autre côté: c'est-à-dire celui de l'instit'. En effet, j'ai accepté gracieusement (bénévolement) de remplacer une collègue de ma mère, absente pour la journée. Ne me destinant pas du tout à ce métier, j'ai été ravie!
Une classe de 25 élèves environ, un peu de CM1 et encore un peu plus de CE2! Il y en avait pour tous les goûts car j'ai eu le droit à plusieurs spécimens:
  1. le spécimen qui sous prétexte que la maîtresse est absente, eh ben, ça ne change rien à d'habitude: "Mais on a l'habitude de lire le tableau des responsabilités le lundi matin!" et moi:"Bon, ok".
  2. le spécimen qui pose des questions qui n'en sont pas car tout est écrit dans la consigne: "tu as lu la consigne?" et lui: "ah non!".
  3. le spécimen qui veut qu'on le rassure en brandissant sous mon nez un coloriage bariolé: "c'est beau hein?".
  4. le spécimen qui a tout fini avant les autres: "et tu as même fini les fiches sur la lettre G?" et lui: "oui, je fais quoi maintenant?" et moi: "euh..."
  5. le spécimen qui sait tout du haut de ses 8 ans: "eh ben non, c'est po vrai, il y a juste de la cafine dans le breizh-cola" et l'autre: "pfff! n'importe quoi!".
  6. le spécimen qui prend des initiatives: "je peux distribuer les cahiers de géométrie?" puis "ils sont où? Je les trouve pas!" et moi: "euh... ils doivent être là!"
  7. le spécimen qui veut avoir à tout prix raison: "ah tu vois, je t'avais dit que c'était la petite fille de F***!", moi amusée dans ma tête: "ouais! petite! je sais que je ne fais pas mon âge mais bon quand même!".
  8. le spécimen qui sait mieux que toi car ce qu'il faut faire après avoir terminé la fiche sur les noms propres et sur les noms communs, c'est celle sur le verbe aller et non celle sur la numération.
  9. le spécimen qui ne quitte pas des yeux l'horloge qui avance (évidemment): "on peut sortir en récré?" et moi: "je vous le dirai de toute façon quand il sera l'heure".
  10. le spécimen qui à l'inverse du précédent ne sait pas lire l'heure: "on sort quand?".
La journée s'est rapidement passée. Flippant un peu par certains moments pour une pauvre littéraire comme moi assaillie par des questions de géométrie. Il m'a fallu quelques minutes pour me rappeler le sens de mots comme périmètre ou polygone. Oui, oui, je fais pitié en géométrie surtout quand je ne pratique plus depuis...
Dans l'après-midi, les CM1 sont partis en histoire-géo et les CE2 ont découvert le système solaire et on a récapitulé tout ça avant que les plus grands reviennent. Alors la planète la plus proche du soleil? La plus éloignée? La plus grosse? La plus petite? J'ai noté les devoirs à faire sur le tableau en faisant preuve d'une concentration extrême pour tenter de retrouver une écriture scolaire. Enfin, j'étais contente de voir les parents commencer à entrer sur la cour, signe que la fin de la journée était proche. Avec le coeur léger, j'ai donc ouvert la cage pour libérer les fauves. En rentrant, j'étais trop contente non pas de ma journée mais que ce soit terminé comme après une grosse corvée, une sortie d'examens où tu retrouves un semblant de "liberté"! Tu reprendrais bien demain? Non merci!


19 janvier 2008

Réseaux (sociaux?)


A l'ère du fameux web 2.0, les réseaux ont commencé à se développer. Aujourd'hui, il y en a pour tous les goûts: généralistes, professionnels, artistiques,...
La belle utopie d'origine présentait ces réseaux comme destinés à échanger et diffuser du savoir, le tout dans un web à vocation humaniste. Malheureusement, la réalité et l'explosion de ces réseaux en tous genres en ont décidé autrement. Ma petite expérience de geekette m'a montré que ces réseaux sont uniquement et particulièrement actifs sur Paris et la région parisienne. En province, c'est le désert de Gobi!
Il y a d'abord Myspace: les fonds d'écrans des pages s'affichent et on se croirait sous LSD à Goa dansant sur le dernier morceau trance à la mode. Myspace est utilisé en majorité par des artistes connus ou inconnus et prétexte à 357420 amis qui polluent la page par des commentaires construits comme "merci pour l'ajout", "merci pour l'ajout" et "merci pour l'ajout". De temps en temps, se glissent quelques flyers en prévision d'un événement culturel tout près de chez vous (Manchester, L.A, Paris, Barcelone). J'aimerai qu'on m'explique en quoi Myspace tisse un lien social.
Il y a ensuite Viadéo: un site de réseau à buts professionnels avec des endroits d'échanges et de discussions (les hubs) qui sont malheureusement peu mis à jour. Ce site sérieux devient intéressant à condition qu'on y mette le prix! Qui veut un abonnement Premium à 80€ l'année? La mise en contact relève d'un véritable protocole sur Viadéo: tu n'as pas accès à n'importe qui via n'importe qui. D'ailleurs, cela promet un réseau de qualité. Car la première personne relais est obligatoirement un contact direct du demandeur. Le relais comme le destinataire final peuvent refuser la mise en relation. Pas si simple que ça de tisser des liens! Et puis, comme je l'ai marqué plus haut, ce réseau de professionnels se concentre sur l'Ile de France. Dernière chose sur Viadéo, on n'a pas d'amis, on a juste des contacts.
Je termine par mon "préféré": Facebook: le site de réseau social dont tout le monde parle. Comme je n'ai pas de personnalité, j'ai été entraînée par des amis et j'y ai succombé. Mais j'ai remarqué plusieurs choses qui me dérangent. D'abord et on va pas se mentir mais l'interface n'est pas vraiment ergonomique. Lors de mes petites promenades sur ce site, je suis tombée sur des personnes que j'ai connu plus ou moins bien durant ma longue scolarité. J'ai constaté que certains affichent 656 friends à leur tableau de chasse, sont taggués sur 143 photos et possèdent un wall couvert de messages. Et leurs pages sont bien souvent polluées par un nombre incroyable d'applications. Sur Facebook, on se situe à l'inverse de Viadéo: plus on en a et peu importe si on les connaît ou pas, mieux c'est. Est-ce un site de réseau social ou un site de réussite sociale? S'il tisse réellement un lien social, il semble éphémère et superficiel, enfin d'après mon expérience. J'ai contacté une très bonne copine du primaire qui m'a accepté comme ami mais qui ne pas laissé un seul commentaire. De même, je ne me vois pas contacter des gens auxquels j'ai parlé deux fois dans ma vie. Alors, où est l'intérêt? On se rend compte aussi de la quantité d'amis quand il est nécessaire d'envoyer une invitation au minimum à 20 personnes si on veut ouvrir telle application, et de l'autre côté, quand on reçoit en publipostage cette même invitation. Je trouve ce genre d'invitation si impersonnelle.
A côté de tous ces réseaux grand public et libres d'accès, il en existe d'autres, professionnels, de qualité et à une plus petite échelle. J'en ai eu connaissance lors de mes expériences dans le monde de l'entreprise. Des réseaux, où on retrouve toute la signification d'échange et de partage des connaissances.
Je vous laisse avec un article sur Facebook d'un même point de vue.

07 janvier 2008

Avant

Quand elle pense à ces trois dernières années, elle a un sourire ironique en coin. Elle trouve qu'elle réussissait bien sa vie à ce moment-là. Installée dans une routine qui ne lui était pas désagréable, loin de là! Elle était fière de ses études, de ses amis. Elle s'y retrouvait dans ses sorties et dans ses rencontres. Elle prenait plaisir à embarquer dans des virées imprévisibles et casse-cou. Elle avait de la marge jusqu'à ce que cette situation prenne fin. Cette marge la rassurait. Elle s'y sentait en sécurité. Elle avait la sensation débile d'être libre et indépendante. La douceur angevine l'enivrait. Ah ces fameux fin d'après-midis de mai ou elle n'avait qu'une seule envie: celle de ne pas rester enfermée. Seul un quelqu'un manquait: elle était célibataire. Parfois, elle s'y intéressait, d'autres fois, elle le délaissait.
Puis la marge s'est réduite petit à petit et de plus en plus vite. Aujourd'hui, elle n'est plus. Elle trouve qu'elle ne réussit plus si bien sa vie. Elle n'avance plus. Elle stagne. Elle n'est pas encore à reculer. Mais donnez-lui quelques mois de plus, et ça ne m'étonnerait pas que... Elle fait du surplace. Sa motivation et son envie sont en vacances. Si un bouquin intitulé introduction aux loosers existait, elle ferait partie des exemples. Elle est loin de toutes les personnes qui lui sont chères et qui elles, continuent sur leurs lancées.

Un petit sourire en coin, car elle trouve tout cela bien ironique. La situation s'est inversée. La seule personne qu'elle n'avait pas auparavant qui lui manquait pour qu'elle soit parfaitement heureuse, eh ben devinez quoi? Elle l'a maintenant.
Elle ne s'y attendait pas. Surtout pas à ce moment-là! Moments d'incertitudes quant à son avenir, quant à ses compétences. Perdue, en gros. En regardant par dessus son épaule, elle ressent totalement le sens du mot surprise. Elle a été surprise. Et encore plus perdue qu'auparavant. Malheureusement, cela ne lui suffit pas car cette personne a beau être présente dans son coeur, elle ressent un vide tous les jours. Elle l'a lui mais à quel prix? Malgré tout, elle a accepté d'emmêler sa vie à la sienne pour une durée indéterminée. Dans ce cas précis, heureusement qu'il n'y a pas de marge.


06 janvier 2008

Pay it Forward

Lors de mes aventures dans la blogosphère féminine, je suis tombée par hasard sur le blog de Lisa avec en article, un jeu qui m'a paru très amusant: le Pay it forward. N'importe qui possédant un blog peut participer.
En voici les règles:
  1. les trois premières personnes à se déclarer volontaires par un commentaire sur cet article recevront un cadeau maison. Le cadeau sera envoyé dans les 365 prochains jours environ.
  2. en échange, vous devrez payer votre tour en faisant la même promesse sur votre blog.
  3. votre candidature ne sera validée que lorsque vous aurez posté à propos du Pay it forward.
Ainsi je me suis déclarée volontaire sur le blog de Lisa pour qu'elle m'offre un cadeau fait maison. J'attends vos messages!

02 janvier 2008

Année

J'ai toujours été fascinée par le dernier jour de l'année. Peut-être aidée et influencée par la symbolique de cette date. Arrivée à la fin d'un cycle, à la fin d'une page. Rattrapée par le mouvement des aiguilles.

Alors, par la force des choses, je regarde dans le rétro ce que 2007 m'a apporté. L'heure des bilans a sonné. Je déteste ce mot: bilan.

 
Au fur et à mesure que les heures passent, j'ai la sensation que 2007 a filé à une vitesse grand V. Que l'année écoulée n'a été peut-être que du vent. Dernières secondes de 2007 et là je repasse en accéléré toute l'année passée. Les surprises bonnes et mauvaises qui ont ponctué 2007. Une surprise en particulier me fait chaud au coeur rien qu'en repensant au début: un sweat bleu foncé oublié (volontairement) sur une chaise au 3 rue Panaget.
Sentiment que je ne pourrai pas revenir sur ses secondes, que j'ai gaspillé mes chances, que je n'ai pas assez misé sur 2007, que j'ai foutu une année en l'air. Les cris fusent autour de moi: "Bonne année!". S'en suit tout un défilé de personnes que je connais plus ou moins bien.
Au petit matin, je me surprends à songer de façon curieusement optimiste à 2008.
2008, je remets en jeu mes résolutions, mes vœux, mes rêves. Et pour une vingt-deuxième fois, la même joueuse joue encore.