29 décembre 2007

Passé

Depuis quelques temps, tu t'es inscrite sur des sites de réseaux sociaux généralistes et professionnels: Copains d'avant, Viadéo et Facebook. Tu ne sais pas ce qui t'a pris de le faire. La curiosité sans doute. Tu voulais aussi te rendre compte des gens qui eux aussi s'étaient inscrits dans l'espoir de retrouver leurs camarades d'école, de partager des points de vue communs.
Tu es tombée sur des fiches de personnes qui t'ont accompagnée de près ou de loin dans ta scolarité. Gros pincement au coeur à la vue de ce qu'elles étaient devenues. Le passé t'a toujours rendu nostalgique et tu n'entretiens pas de bons rapports avec lui.
Même constat sur Facebook. Même derrière ton écran, tu restes timide et tu n'oses franchir le pas. Quelques photos accompagnées de renseignements défilent devant tes yeux. 10 ans, 5 ans sans contact. Pourquoi? Pourquoi reprendre maintenant? On ne se quittait pas au collège, on partageait beaucoup de choses, on s'écrivait pendant les vacances. Et maintenant? Ce passé commun et complice a-t-il encore de la valeur? Vaut-il pour aujourd'hui? Les questions fusent dans ta tête et tu arrives à un constat un peu radical: une perte de temps de se replonger dans le passé, de se relier à nouveau malgré les années qui ont passé? Même si cela fait toujours plaisir de recevoir des nouvelles de personnes que l'on a connu par le passé, pourquoi tenter à nouveau une rencontre? Réaliser que tu n'aurais pas changé par rapport à la personne en face de toi te serait douloureux. Réaliser que tu n'as plus rien à partager avec elle hormis les souvenirs te serait un mal pas vraiment nécessaire. Surtout en ce moment.
Facebook & Cie ou quand le passé reprend le dessus. Rejoindre le passé car il semble que la situation actuelle ne nous satisfait pas complètement. Il manque quelque chose, ce petit maillon de passé qui empêche de faire correctement le lien jusqu'à aujourd'hui. Sentiment que si on ne s'était pas perdu de vue, tout aurait été différent. Regret qu'elle ou qu'il n'ait pas été près de toi pour pouvoir vivre ce que tu as vécu pendant toutes ces années. Puis tu relativises en te disant que telle personne appartient au passé, qu'il est inutile d'y revenir car tu ferais du surplace? Il y a d'autres personnes que tu as rencontré depuis et avec qui tu as passé des moments inoubliables. Ne les oublies pas celles-là car elles t'en voudraient. Certaines ne font plus partie de ton quotidien malheureusement ou alors se contentent de le suivre de loin, ce qui n'est guère mieux. En même temps, tu sens d'autres s'éloigner de toi et tu crains qu'elles rejoignent les personnes appartenant à ton passé. Et tu as peur. Tu as peur qu'il ne te reste plus personne.


28 décembre 2007

Ansker

Citoyenne de Beach City à l'origine et résidente temporaire à Ansker. Je croyais que l'histoire pouvait s'arrêter là. Mais quatre années ont passé. Et je me suis attachée. Je n'aurais pas du. La rupture avec Ansker s'est avérée difficile. Ni l'un ni l'autre ne voulions nous séparer. Ces derniers mois, j'ai senti qu'il y avait quelqu'un d'autre dans la vie d'Ansker, quelqu'un, attiré par sa douceur. Une ombre incertaine a plané sur nos têtes et a empietté sur notre relation idyllique et exclusive. On n'efface pas quatre ans comme ça. Et tous les merveilleux moments que l'on a passé ensemble.
Ansker comme une carte personnelle de mon coeur et de mes souvenirs. Une carte qui se dresse dans mon esprit et sur laquelle je passe en revue tous les lieux qui m'ont construit. Des lieux comme des capsules émotionnelles qui gonflent et explosent à chaque fois que je m'y rends. Des lieux hantés par nos rires, nos cris, nos pleurs mais aussi par nos silences et nos soupirs. Cette carte, je pourrais la dessiner les yeux fermés:

rue Panaget - rue des docteurs Canonne- rue des Lices - rue d'Iéna - rue Bourgonnier - rue Frémur - place Eblé - rue Baudrière - les Justices - rue Bressigny - place du Ralliement - promenade du bout du monde - quai Ligny - parc Balzac - rue Lenepveu -

Quatre ans sans aucune infidélité de ta part. Pour la mienne, je ne peux pas en dire autant. Il est vrai que j'ai été voir ailleurs, séduite par un Beach City estival, sablé et terriblement marin. Mais finalement, au bout du compte, je suis toujours revenue vers toi, irrésistiblement attirée par ta douceur. Et à aucun moment, tu ne m'en as voulu, n'est-ce pas?? Et maintenant, on fait quoi? Et après, je deviens quoi? Une paumée qui ne se remet pas de sa rupture avec son amant ansker.


27 décembre 2007

Blog

ça y est! ennA a son blog comme des millions de gens partout dans le monde. ennA va pouvoir publier des posts, créer des liens, archiver, mettre en ligne texte, image, photo et vidéo. Jusqu'ici rien d'original. Et pourquoi faire comme les autres? Dans quel(s) but(s)? Son vieux cahier d'écolier qui lui sert de journal intime depuis une dizaine d'années ne la satisfait plus? La flemme de prendre son crayon? Oui? Non? Alors?
Certes, ennA se dit qu'elle fait comme les autres, que son blog ne constitue qu'une minuscule tâche dans la blogosphère. Mais en même temps, ennA avait envie de se faire malgré tout une petite place sur la toile. Depuis le temps qu'elle traîne sur le réseau, elle estime avoir vu pas mal de blogs, biens ou moins biens. Des blogs de gamins de 10 ans constitués uniquement d'images, des blogs de teufeurs racontant leurs dernières free-parties ou des blogs de gens sérieux exposant théories et concepts. Récemment, l'envie de mettre en ligne des écrits a été plus forte.
ennA espère que son blog sera réussi, sera conforme à ce qu'elle souhaite. D'ailleurs, elle s'applique! Elle ne compte pas battre des records de commentaires, ça ne l'intéresse pas, même si elle compte sur un échange inventif et pertinent avec d'éventuels visiteurs. Elle veut juste mettre en ligne ce qui la touche, l'intéresse, ce qui l'interroge.

Ayant présenté son blog, ennA se demande s'il faut qu'elle se présente elle-même ou si ses écrits le feront pour elle. Puis elle se rassure en se disant que son profil est en ligne. Ce qu'ennA ne veut surtout pas, c'est passer avant ses écrits. Elle est là pour mettre en ligne, non pour parler d'elle. Mais écrire en ligne sur un blog c'est obligatoirement parler de soi? Non?ennA sait pas, ennA sait plus. Elle préfère en rester là, laissant libre arbitre à la personne derrière son écran et d'ailleurs elle n'oublie pas de lui souhaiter bonne visite.