06 juillet 2009

Soirée

previously

entre wonder-blogueuses, alias les West (end) Girls. Bon ok, on était loin d'être au complet (j'avais prévu 9/10) et au final on était 4. Mais genre comme les 4 fantastiques. Exactement. Même si j'ai cru pendant presqu'une demi-heure, que la soirée se ferait sans moi. Oui, je suis comme ça, j'organise une rencontre et même pas foutue d'être à l'heure. Faut dire que des 4, j'étais la plus éloignée. Le trajet (d'habitude tranquille) a été folklo. J'ai été prise dans un violent orage. J'ai cru que Didine et moi allions mourir noyées car la fenêtre passager était grande ouverte et comme tout se fait manuellement chez Didine; il a plu dans la voiture pendant une demi-heure. Pas de la bruinasse, hein? De la pluie d'orage. J'ai du m'arrêter pour fermer tout ça à la capitale du Sillon. Capitale en forme de cuvette et donc quelques routes étaient déjà inondées c'est pourquoi je me suis éclatée à rouler à cheval sur les trottoirs.
Après avoir repris tant bien que mal la route de la métropole du Grand Ouest, je suis arrivée 20 minutes en retard. Elles m'ont donc reconnue tout de suite.
Et déjà, elles s'impatientaient: on a faim! Un restau chinois avec buffet à volonté a fait l'affaire.
Autour de la tablée, se trouvaient la sage Med'Céline enchantée de sortir entre filles (elle n'était pas la seule), la pétillante July, la douce Lucie et moi-même. Je suis toujours épatée par l'alchimie qui se crée entre personnes qui se connaissent que par écrit. De toute façon, la blogueuse est partageuse d'anecdotes, d'historiettes et de bons plans autant sur son blog que IRL, les anges n'ont donc pas été nombreux à passer ce soir-là! Finalement, on n'est pas si inconnue que ça aux yeux d'autres, qu'on le veuille ou non. Les écrits parlent pour nous et involontairement décrivent quelques facettes de notre personnalité. Du coup, on laisse échapper quelques éléments d'informations malgré nous. Beaucoup de sujets ont été abordé du plus grave au plus futile, des blogs aux bons plans sorbet aux fruits et du microcosme parisien aux reconversions professionnelles. Chassées par la serveuse chinoise, on a quitté le restau, ravies et enthousiastes pour refaire une soirée en se promettant d'être plus nombreuses. Quant à moi, j'ai repris le volant, le sourire aux lèvres.

01 juillet 2009

Rencontres nantaises - 2

Quand j'ai posé ma valise ici, je ne voyais pas plus loin que le bout de mon clavier. Ecrire m'était le plus important. Recevoir des commentaires, pourquoi pas. On s'habitue trop vite à ces choses-là, hein?
Mais rencontrer des gens sous prétexte qu'ils tenaient comme moi un blog; et encore mieux, qu'ils me lisaient et commentaient, quel était l'intérêt???
Et puis, par la force des choses, l'habitude à côtoyer la blogosphère, l'idée a germé quelque peu dans mon esprit bordélique. Le quel intérêt s'est transformé petit à petit en pourquoi pas à l'occasion. J'ai déjà rencontré le phénomène de la blogueuse par deux fois, et cela s'est toujours bien passé. Sans quitter mon bord de mer et sans monter à Lutèce, c'est possible. Contrairement à ce que pensent la plupart des gens, la blogueuse n'est pas un animal uniquement parisien. Elle est aussi provinciale et cela tombe bien quand elle vit en contrée océanique.
Bref, tout ca pour dire que la timide, sage, réservée, silencieuse,...rayes la mention inutile, s'est prise par la main et s'est auto-proclamée organisatrice en chef. Un soir, elle a envoyé un mail aux blogueuses de Naoned et des alentours pour une pourquoi-pas-soirée.
Les réponses ne se sont pas fait attendre. La blogueuse est un animal sociable. La rencontre est prévue pour... ce soir. Tu me reconnaîtras facilement, j'aurai la tête coupée/les cheveux sur le visage/les genous en dedans.

29 juin 2009

Routine

Depuis que je bosse, j'ai retrouvé une certaine routine plutôt plaisante.
Petit-déjeuner vers 8h, avec pour seuls compagnons, le vieux poste branché sur une radio d'informations, mon bol de muesli et une tasse de thé. Ni plus, ni moins. Pas d'être humain à écouter et éventuellement à qui répondre. Le matin, je suis muette!
Retour dans ma chambre ou mon armoire pourtant pleine à craquer, ne me donne pas une vague idée de la tenue du jour. Oh la belle idée! Une armoire intelligente, un véritable appareil scientifique qui me simplifierait la vie. Elle calculerait en fonction de la météo, du temps dont je dispose (si je ne suis pas à la bourre), des vêtements propres et surtout, surtout de mon humeur (si je suis bien lunée ou si j'ai décidé que rien ne m'allait) et me sortirait illico the tenue of the day. Comme je n'en suis pas là, je farfouille et mets plus ou moins de temps à me vêtir. Passage nécessaire par la salle de bains avant de partir.
20 mins de trajet en voiture pour arriver à mon boulot. La route de la Côte d'Amour est sectionnée de feux passant au rouge ou au vert presque en même temps. Cela est devenu un jeu pour moi! Je serre les fesses quand j'arrive à hauteur d'un feu qui commence à rougir. Puis j'arrive au port et franchis l'écluse (quand elle n'est pas levée) pour atteindre mon lieu de travail.
Le midi, je ne rentre pas sur Beach City mais plutôt je mange chez mes grands-vieux où je mange tellement bien et surtout tellement trop que j'ai pris un peu plus d'un kilo en deux semaines. Je les écoute radoter, commérer tout en sauçant mon assiette. Ma grande-vieille est bavarde et parle parfois un dialecte qui n'appartient qu'à elle (monter ses chaussures = mettre ses chaussures ou fréquenter = vivre avec une garçon). Je paye ensuite mon repas en essuyant la vaisselle. Chez mes grands-vieux, le temps s'est arrêté il y a 40 ans environ. Rien ne se jette, tout se réutilise. Rien n'est jetté, tout se conserve: du papier film qui couvre les aliments jusqu'au pichet d'eau d'une couleur indéfinissable en passant par le meuble en formica trônant dans la cuisine. Du sol constellé de couleurs années 60 jusqu'aux vieux placards du débarras. Des sabots portés toute la journée jusqu'aux deux pendules antiques du séjour sonnant chaque heure et chaque demi-heure.
Je reviens en 2009 vers 13h45 quand je réembauche pour la deuxième partie de la journée. Et le soir, je fais le trajet matinal à l'envers. Etc. Etc. Oui l'histoire du serrage de fesses. Oui les feux rouges, blablabla. Etc. Etc. Le point culminant et jouissif de mon voyage motorisé est le moment, où roulant boulevard de CocoVille, j'aperçois, l'espace de 2-3-5 secondes (selon la vitesse de croisière), la mer brillant sous le soleil.
Tout cela, pour dire, que je commençais à m'habituer à cette routine que je vais devoir quitter d'ici deux semaines.Cela passe vite deux mois.

25 juin 2009

Musique

Le self-portrait du jeudi d'aujourd'hui concerne cette fois-ci la musique.
Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do, gratte-moi la bête que j'ai dans le dos! Tu ne l'as pas gratté assez tôt, elle est montée encore plus haut!
Voici donc ma contribution (retouchée):

21 juin 2009

Australia

J'ai eu l'excellente idée de m'inscrire au Love Movie Club, initiative originale du blog love & movies et... tu devrais en faire autant!
J'aimais bien l'idée de voir un film, d'en faire une critique, comme pour un club de lecture. D'ailleurs, cela me fait penser qu'il faut que je commence à songer à lire pour le prix littéraire des blogueurs.
Donc pour le mois de juin, le film retenu est Australia de Baz Luhrmann avec Nicole Kidman et Hugh Jackman.

Alors, déjà : aïe! Baz Luhrmann! Le mec qui a réalisé Moulin-Rouge : synonyme pour moi d'ultime souffrance et d'ennui car j'ai fait longtemps partie d'un fan club de Satine et de Christian... malgré moi! Le pire, c'est que j'étais consentante mais je ne vais pas revenir là-dessus.
Alors, Australia, ça raconte quoi?? Je vais tenter de construire un truc qui est sensé résumer un film de 2h35.
A la veille de la deuxième guerre mondiale, une femme 'très distinguée', Lady Ashley part en Australie rendre visite à son mari car elle pense être cocue. Arrivée sur place, elle fait connaissance avec le Drover, pur concentré de virilité et de rebelle attitioude. Bon, ça commence mal car Lady Ashley retrouve son mari mort sur une table. Passons, ce n'est pas très important. A ce moment-là, le méchant entre en scène, Neil Flechter. On voit tout de suite que c'est le méchant car il est moche, il transpire (mais chez lui, ce n'est pas sexy) et est un peu beaucoup raciste. Après avoir fumé quelques pet' avec les aborigènes du coin, Lady Ashley décide de rester et de reprendre l'exploitation de son mari. Sa première mission est de conduire un immense troupeau de bovins à Darwin (si j'ai bien compris). Et sur le chemin, la coincée va commencer à fantasmer sur le Drover. Le méchant leur fait des crasses mais peu importe, ils s'aiment et vont réussir à mener le troupeau jusqu'à bon port. On pourrait croire que le film se termine (à 1h40) mais non, la guerre qui a déjà commencée à l'autre bout du globe, parvient jusqu'aux frontières australiennes. Pour le résumé, je vais m'arrêter là, hein. Je ne dévoile pas la fin pour ceux qui ne l'ont pas vu... Cependant connaissant le genre du film, on peut s'attendre à ce que... hein?! Tu as capté!? (clin d'oeil appuyé).

Je ne me casserai pas la tête et organiserai la critique en moins et en plus.
Les moins:
* bon, 2h35, c'est looonnng! Il y a des moments où on ne s'ennuie pas mais d'autres où le rythme de l'intrigue retombe comme un soufflé froid.
* j'ai tout de suite gaulé le méchant, pas drôle!
* un film trop spectaculaire même si je sais que le genre du film (une fresque) s'y prête. Parfois, c'est trop, trop et trop. Décidement, les films épiques, je n'accroche pas du tout. Dans une histoire d'amour filmée, j'ai besoin inconsciemment de m'identifier aux protagonistes amoureux. Pour Australia, je suis restée à côté de Lady Ashley et du Drover.
* 1h11: hourra le premier baiser! ouf!
* les sourcils immobiles de Nicole Kidman: on ne sait jamais quand son personnage est en colère (bon ok, elle crie), triste ou heureuse (bon, ok, elle tente de sourire).
* certains effets spéciaux font un peu cheap.

Les plus:
* les paysages australiens sont superbement bien filmés.
* on entre tout de suite dans l'histoire par la voix off de Nullah, l'enfant métis qui représente une sorte de fil conducteur durant le film.
* certaines scènes sont spectaculaires comme celle du troupeau effrayé par le feu ou le bombardement de Darwin.
* on prend connaissance de certains faits méconnus et oubliés de la seconde guerre mondiale.
* un personnage de femme combattive et au caractère bien trempé dans une société et une période masculines.
* la croyance et la culture aborigène (légèrement) abordée et présentée par Nullah.
* Hugh Jackman torse nu (+++ pour la L.A.F.H.J, soit la Ligue des Admiratrices Françaises de Hugh Jackman), pour moi perso, on repassera. Et je ne dis pas ça parce que luI lit mon blog.